Le samedi 17 janvier 2026, la salle du 8 mai à Antibes a accueilli un « Rendez-vous démocratique » organisé par l’association Juantibois. L’objectif de cette rencontre était de réunir l’ensemble des acteurs locaux — citoyens, élus, associatifs et candidats à l’élection prochaine — pour observer et questionner l’animation de l’expression démocratique dans notre ville.
Dans un contexte pré-électoral, cet événement visait à dépasser la simple posture de spectateur pour permettre aux habitants de devenir acteurs du processus décisionnel et de faire vivre leurs idées.
Nous étions un quinzaine. Malheureusement, aucun élu de la ville, ni candidats à l’élection prochaine (à part Eric Ducatel, lui même faisant partie de l’association). Mais surtout peu d’associations.
En effet, malgré les efforts, un constat alarmant primait sur les échanges : la difficulté matérielle à organiser le débat public à Antibes.
L’association a mis en lumière l’état des lieux préoccupant du tissu associatif local, souvent présenté comme une richesse mais difficilement mobilisable en raison d’annuaires obsolètes et de coordonnées manquantes.
Sur plus de 1700 associations recensées en préfecture, seule une infime partie est réellement joignable via les outils municipaux, ce qui freine considérablement la capacité de rassemblement et de concertation nécessaire à une vie civique saine.
Au-delà des problèmes logistiques, la rencontre a permis de mettre en avant que le tourisme, économie privilégiée depuis des années dans la région a des effets bien réels, assez souvent écartés du débat. Les difficultés d’accès au logement, l’urbanisation mal expliquée et l’activité commerciale saisonnière mal accompagnée, sont des problématiques à instruire.
L’accès à l’information publique est identifié par l’association comme un droit fondamental et un préalable indispensable à toute participation réelle.
Pour pallier ces manques, l’association propose des outils concrets. Elle a par exemple mis en ligne un outil de visualisation des résultats de l’enquête « Antibes 2040 » et développe un site internet dédié pour faciliter les rencontres entre citoyens souhaitant s’engager. L’ambition est de partager le dispositif électoral démocratique et de fournir des sources brutes ou analysées, permettant à chacun de se forger une opinion critique et émancipée.
En conclusion, cette rencontre a réaffirmé que le débat public ne peut être l’exclusivité de la municipalité sortante. Pour garantir un débat véritablement pluraliste et représentatif de la diversité des opinions antiboises, il est impératif de créer les conditions d’un échange ouvert.
« Les Juantibois » continue donc son travail de facilitateur d’initiatives citoyennes pour encourager une participation éclairée aux débats publics nécessaires.
Une deuxième rencontre sera organisée dans l’année, sous une forme encore à définir.
La démocratie participative était bien dans le programme de Monsieur Leonetti, maire d’Antibes, et son équipe en 2020. 5 ans plus tard, alors que des élections approchent, on assiste à l’accélération d’un nouveau rythme de concertations et questionnaires. Voire sondages ?
Le site de participation citoyenne a vu le jour peu après 2020. Lentement mais sûrement. D’abord un outil de gestion des conseils de quartier, il a prend une toute autre forme depuis quelques mois.
Consultation, concertation, questionnaire ?…
Après la « consultation publique sur l’offre de stationnement« , ou encore la « concertation jeunes« , ou encore le « questionnaire guichet unique« , voici à nouveau une concertation « Jeunes citoyens« .
Depuis le mois d’octobre 2024, ont eu lieu plusieurs exercices de « participation citoyenne ». Ou de sondage, diront certains ?
Sans oublier le questionnaire « Antibes 2040 » paru le 15 Novembre 2024.
Ce dernier était particulièrement politique.
D’ailleurs le maire actuel s’en cache à peine lorsqu’il répond finalement à Nice Matin le 20 mai 2025, que « la population ne demande pas autre chose que ce que l’on a déjà commencé », et d’ajouter quelques jours plus tard qu’il réfléchit à se présenter à nouveau en 2026 😉
Bien entendu l’association a fait le nécessaire pour obtenir les résultats bruts, de manière à les publier pour que toutes et tous puissent en tirer profit.
Contactez-nous pour nous aider à exploiter les données !
Il faut rappeler que les documents produits par les moyens des collectivités, ici de la mairie, ne sont pas la propriété des forces politiques aux manettes. Ces documents sont accessibles par toutes et tous.
Aidez-nous à rendre l’information et l’action publique plus lisibles.
Les services de la ville d’Antibes mettent en oeuvre les dispositions légales qui doivent permettre à tout citoyen de rester informé de la politique de sa ville, et donc des décisions prises par le conseil municipal d’une part, et par les maire et adjoints dans le cadre qui leur est confié.
Si chacun d’entre nous prend 5 minutes par mois pour regarder régulièrement ce qui se passe, nous serons nombreux à comprendre la réelle politique de l’équipe municipale en place. Mieux qu’une revue de presse, c’est un exercice qui s’en tient aux faits.
Le site internet des délibérations et actes de la ville d’Antibes permet donc de prendre connaissance des délibérations du conseil municipal qui se réunit chaque mois, mais aussi des arrêtés pris par le maire ou ses adjoints et les décisions prises par suite de délibérations du conseil.
Les actes relatifs à la circulation sont nombreux et rendent la lecture peu agréable.
Mais l’outil permet aussi de rechercher dans les actes administratifs, selon un ou des mots-clés et une période.
Les résultats peuvent être triés par numéro, différentes dates. Le titre est souvent suffisamment précis pour savoir l’objet de la décision. Mais le document lui-même, et annexes potentielles, sont téléchargeables (première colonne).
Comment dire…. depuis hier, les 4 platanes centenaires, initialement sauvés parce que la mairie ne respecte pas les procédures du code de l’environnement, ont finalement été abattus.
L’Histoire ne retiendra pas cet abattage puisqu’il n’existe aucun acte officiel publié sur l’atteinte à ce que certain(e)s prenaient pour un patrimoine paysager urbain…
Voilà, à force d’actes officiels inexistants ou postérieurs aux réalisations,
A force de « pas vu pas pris »,
A force de « de toute façon personne n’ira au tribunal »,
A force de « et si des voix s’élèvent, on diffusera que ces voix exagèrent ou sont un quelconque truc en ‘istes’… »,
… A force de tout cela, c’est la République, et le vivre ensemble qu’elle arbore au fronton des mairies, qui pâtit tous les jours un peu plus.
Ok, c’est un peu fort pour des platanes 😉
Mais justement, les « erreurs », ou dissimulations, et surprises autour de ce sujet ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt… Contactez nous !
Enfin, parce qu’on a agi c’est bien un avis préfectoral qui a autorisé l’abattage, par courrier du 19 Novembre, sous réserve du remplacement des arbres. Souvenez-vous que le maire n’envisageait pas le remplacement (source Nice Matin Sep 2024). Et pour cause, il prévoit un « bel hôtel » à la place de l’école (source Nice Matin Mars 2024).
Un total (prévisionnel) de 185M€ d’investissements sur le port Vauban par les revenus tirés de la plaisance, dont 75 seront destinés au stationnement de voitures (contre 25 initialement).
Ce parking sera(it) sous le môle de l’actuelle capitainerie.
1 – Entendrait-on déjà les plaisanciers se dire menés en bateau de voir partir leur argent pour autre chose que leurs propres intérêts,
2- Entendrait-on déjà les boulistes faire quelques vagues de voir le jeu de pétanque disparaître (à minima temporairement…) 😉
3- Entendrait-on déjà dire qu’on est encore bien ancré dans l’ancien temps du « tout voiture »…
4- Et entendrait-on aussi les férus d’histoire être au taquet lors des fouilles archéologiques préalables…
Ces millions d’euros déjà engloutis en village des artisans toujours pas ouvert pour causes (dit-on) de malfaçons, en capitainerie lounge pour le quai des milliardaires, en colonnes rostrales malvenues, et d’autres, sont-ils exagérés ?…
Certes depuis 2017 la municipalité peut se féliciter de recevoir environ 13M€ par an du délégataire, qui pour ce faire, a creusé son déficit, et organisé habilement sa trésorerie…
Certains disent qu’on aurait pu récupérer 13M€ sans mettre en délégation… On ne saura pas. Mais on sait que le modèle actuel a saigné la petite plaisance, qui tantôt s’est entendu dire que les prix augmentaient pour se mettre au marché, et désormais que leur tarif baisse pour se mettre au marché.
Combien de petits plaisanciers d’ici ont jeté l’éponge de ne plus pouvoir payer 3000 euros par an quand ils payaient 1500 auparavant… C’est ainsi que le gestionnaire s’est permis de retirer 100 places bateaux de moins de 12m.
Récemment un exercice a montré qu’aller chercher sa baguette en voiture coûte l’équivalent d’une demi baguette de plus. Ok, mais le temps c’est de l’argent aussi non ? 😉 Et c’est là que notre graphique d’isochrones intervient !
Celles et ceux qui viennent de prendre un instant pour lire la définition sur wikipédia restent un peu dans le flou, n’est ce pas ?
Exercice pratique : j’habite au 72 boulevard Wilson (au hasard, si ça gène quelqu’un on change ;)), et j’ai entendu dire en 2020 que le maire d’Antibes souhaitait la présence d’un parc urbain à 10 minutes à pieds du domicile de chaque antibois(e)… Mais qu’y a-t-il à 10 minutes autour de chez moi ?
Il suffit de quelques minutes de patience pour s’approprier l’interface, mais rien de bien méchant. On zoome sur la carte pour y découvrir peut-être des espaces un peu vert, un peu calme, à quelques enjambées.
L’outil montrera toujours qu’il faut moins de temps en voiture pour atteindre la baguette. Toutefois, faut-il en déduire que la voiture fait gagner du temps ?
En effet, n’ignorons pas les aléas du trafic, ni ceux de la recherche de place de parking 😉
Il est des exercices simples qu’on ne fait tout simplement jamais. Et pourtant ils peuvent être forts d’enseignement… Par exemple, combien me coûte réellement la baguette de pain que je vais chercher en voiture… 4 exercices pour la plage 🙂
Exercice 1 : combien de kilomètres puis-je parcourir avec un verre à vin rempli d’essence ?
Tic tac tic tac… 😉
Un verre à vin rempli à ras-bord contient environ 15 centilitres (0,15 litres). Supposons que la voiture consomme en moyenne 6 litres aux 100 kilomètres (6 L/100 km).
Pour calculer la distance approximative parcourue avec la quantité d’essence correspondante, dans cette voiture économique, le calcul est simple :
Distance = (Capacité du verre à vin en litres) / (Consommation de carburant en L/100 km)
Dans cet exemple :
Distance = 0,15 L / (6 L/100 km) = 0,15 L / 0,06 L/km = 2,5 km
2,5 kilomètres, c’est peut-être bien la distance aller-retour à la boulangerie !
Exercice 2 : combien coûte l’aller-retour en voiture pour aller chercher le pain ?
A 2€ le litre d’essence, le calcul est simple : 0,15 L x 2, ça fait 30 centimes.
Exercice 3 : Et combien de temps ma voiture peut-elle tourner au ralenti avec les 15 cl d’essence ?
La consommation de carburant est d’environ 0,5 litre par heure pour une voiture avec un petit moteur (en gros c’est 0,5 litre par heure, par litre de cylindrée).
Avec une moyenne de 0,5 litre par heure pour notre petite citadine et notre verre à vin de 15 cl rempli d’essence, le temps resté au ralenti avant que le verre à vin d’essence ne soit consommé :
Temps = (Capacité du verre à vin en litres) / (Consommation de carburant au ralenti en L/h)
Dans cet exemple :
Temps = 0,15 L / 0,5 L/h = 0,3 heure = 18 minutes
Exercice 4 : Du coup quand je m’arrête devant la boulangerie en laissant tourner le moteur pendant 6 minutes, ça me coûte combien ? Avec 1 litre d’essence à 2€ bien sûr…
Une règle de trois suffit : 2 x (0,15 L x 6 minutes / 18 minutes) = 10 centimes.
Voilà voilà, aller chercher le pain en voiture m’aura coûté 40 centimes, soit presque une demi-baguette en plus…
Le 15 Juillet le maire d’Antibes a pris la décision de sanctionner le jet de mégot sur la voie publique, et généralement sur le domaine public. Une sanction de 4e classe, qui coûte donc au minimum 90 euros.
Les considérations ou justifications de cette décision évoquent que la ville dispose de nombreuses poubelles et cendriers. C’est l’occasion de rappeler l’existence de la carte « gestion des déchets » que l’association tente de maintenir grâce aux données publiques.
Chacun se fera sa propre idée de la suffisance de cendriers/mégotiers. En tout état de cause, il est bon de rappeler que jeter son mégot dans une poubelle nécessite de prendre garde à ce qu’il soit bien inerte.
Lire les décisions de la CASA (Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis) permet de s’informer, peut-être un peu moins mal qu’en écoutant ceci ou cela, y-compris la rumeur organisée, qui est un outil de propagande hyper puissant.
Il ne s’agit évidemment pas de lire l’intégralité des décisions, délibérations et autres actes de gestion, et l’ensemble des documents attachés. Mais surtout parcourir les titres.
Et là le constat est dur : ils sont suffisamment explicites lorsqu’ils s’agit des délibérations de l’assemblée et du bureau.
En revanche, ils ne portent aucun titre lorsqu’il s’agit de décisions et arrêtés du président Leonetti. Ce qui rend bien plus difficile de lire l’action de l’exécutif.
Alors de 2 choses l’une : soit le Mr Leonetti n’a pas envie de donner trop d’information dans le titre, et dissuade ainsi la lecture. Soit il souhaite, au contraire, susciter la curiosité des citoyens, qui, à coup sûr, devant le mystère, voudront lire les documents…
Peut-être dira-t-il ce qu’il a en tête 😉
En tout cas, si vous souhaitez prendre en main un sujet de citoyenneté qui vous importe, sur lequel vous avez des idées, contactez nous, on tentera de vous aider !
Le conseil municipal du 13 Juin 2024 à Antibes était l’occasion de débattre sur le plan de prévention du bruit qui a fait l’objet d’une enquête publique en Mars-Avril…
Vu les remarques sur facebook en réaction à la publication du maire Jean Leonetti, il y a fort à parier que cette enquête publique sur les sources de bruit à Antibes était passée inaperçue, pour ne pas dire inaudible…
Trop peu de communication sans doute sur un sujet qui touche pourtant directement la qualité de vie en ville, notamment d’Antibes.
Au delà de l’annonce faite sur ce site Juantibois.fr (ci-dessous), des remarques observations ont été transmises à la mairie.
Notamment il était regrettable que le projet présenté ne contenait que trop peu de données permettant un vrai diagnostic. Sans diagnostic, comment soigner, pourrait-on dire à notre maire diplômé de médecine.
Exemples :
– aucune donnée sur le nombre de signalements reçus par les services municipaux
– aucune donnée sur le nombre d’infractions constatées, alors même que les mesures en vigueur font état de cette possibilité – aucune donnée, attention ça peut piquer, sur le nombre de chantiers en tout genre, qui occasionnent des gènes parfois sur de longs mois ! Et pourtant le maire sait très bien le nombre de permis qu’il accorde, et les dérogations pour permettre les transports routiers de matériau, etc…
Faire du compost est plutôt simple. Doit-on le faire ? Peut-on le faire ? Qui doit faire quoi …? Autant de questions qui sont posées dans l’actualité récente.
On entend ici et là : « Les villes ont l’obligation de donner des bacs de compostage, alors il faut qu’elles fassent !« … ou encore « Le compost, ça pue, ça attire les rats, mouches et autres nuisances…, pas du tout envie de le faire !« …
Bref, c’est pas gagné comme dirait l’autre…
Commençons par le commencement : si nous, citoyens, faisions, tentions l’expérience, pour voir ?
Le problème pour beaucoup est que les conteneurs de 400 litres proposés par UNIVALOM ne sont pas vraiment adaptés au logement en appartement. N’y a-t-il que des habitants en maison individuelle à Antibes ?
« Y a qu’à demander un composteur collectif pour la résidence ! » Oui mais alors qui va s’en occuper, et comment être certain qu’il sera bien géré afin d’éviter les nuisances ?…
Venons en au fait : faire du compost, même sur sa terrasse/son balcon, c’est plutôt simple à essayer.
Achat d’une jardinière en bois par exemple : 40 euros, achat d’une cisaille à haie par exemple : 10 euros. Achat d’un peu de terreau : 10 euros. Un carton pour faire office de couvercle.
Remplir la jardinière au 2/3 de terreau. Trouer le carton. Tout est prêt.
Déposer les épluchures, coques et noyaux de fruits, restes de légumes, coquilles d’oeufs…
** Ne pas déposer restes de fromage, viande ou plats cuisinés ! **
Grâce à la cisaille, découper grossièrement les restes végétaux et mélanger avec la terre. Puis couvrir.
Vérifiez régulièrement, normalement on y fait un tour au moins 1 fois par jour, qu’il n’y a pas de pourriture. Et s’il y en a, remuer.
En réutilisant la terre dans des pots, les enfants pourront découvrir que les graines des restes de légumes ou fruits font bien pousser de nouvelles plantes.
Le compost est très germinatif. Il n’est pas rare d’y voir germer des arbres fruitiers.
Vous découvrirez qu’il n’y a pas vraiment d’autre odeur que celle de la terre humide. Rien de désagréable.
Il se peut toutefois que des moucherons parviennent à s’y reproduire… Une gêne relative que l’on peut contrôler en confectionnant un piège à l’aide d’une bouteille en plastique, que l’on découpe pour retourner le goulot vers l’intérieur, et dans laquelle on verse un verre de cidre, ou quelques épluchures. En revanche, ça, ça peut « refouler du goulot » au bout d’un moment ^^ Alors on jette le tout au compost, et on remplace.
A essayer, au moins. Et puis si ça ne marche pas, on fera une boite de rangement avec la jardinière 😉
On avait tous jusqu’au 15 Novembre 2021 pour envoyer des observations au commissaire enquêteur en charge de cette première modification du Plan Local d’Urbanisme 2019, à peine 2 ans après son approbation par le conseil municipal. Les quelques considérations suivantes ont notamment pour objectif, en mettant en lumière les informations insoupçonnées que l’on trouve dans le PLU, de susciter l’intérêt du plus grand nombre, et pourquoi pas de favoriser l’envoi des observations au commissaire enquêteur, si jamais il y avait une nouvelle enquête… C’est le cadre de vie à Antibes qui se joue par cette exercice qui doit être collectif !
Pour faciliter votre plongée dans cet exercice intéressant puisqu’il vous permet de contribuer à votre futur cadre de vie, nous avions déjà expliqué comment lire le PLU.
PLU : Plan Local d’Urbanisme (Code Urbanisme L151-1) PADD : Plan d’Aménagement et de Développement Durable (Code Urbanisme L151-5) OAP : Orientations d’Aménagement et de Programmation (Code Urbanisme L151-6, L151-7)
En préambule de cet humble exercice qui vaut ce qu’il vaut, et qui peut être modéré par qui veut bien en parler, on démarre par un constat sans appel en page 486 du rapport de présentation (1A) : fausse route depuis 2011 ? Ah… ça promet.
Dysfonctionnements à cause du PLU de 2011… Au fait, qui gérait ?
Sur quoi porter son attention dans cette modification ?
Les secteurs « à enjeux » dits aussi stratégiques : les 3 Moulins (autour de l’autoroute), les Terriers, les Combes, les 4 chemins, l’ex zone portuaire des pétroliers (entre le port et la voie ferrée), Jules-Grec, sans oublier le fameux Marenda-Lacan.
Les entrées de ville : au nord ouest (entre l’autoroute et Croix-Rouge), et nord en venant de Biot (les 4 chemins) et le long du bord de mer (du fort carré jusqu’au port), et à l’ouest (depuis Golfe Juan).
Secteur dit « des pétroliers »
Bref, les entrées de ville sont les secteurs en mutation. On note que le quartier de Saint Maymes est ajouté aux OAP (3) Si vous vivez dans ces quartiers il est recommandé de lire les documents correspondants. Vous y découvrirez entre autres choses des plans tels que ci-contre.
Que ne sait-on pas déjà ?
Personne ne sera resté indifférent au fleurissement de l’éco-quartier Marenda Lacan, qui pousse à l’extrême le verdissement de ce quartier en installant des oliviers en pot sur le toit terrasse du blockhaus. Sarcasme ou humour.
Ecotone : cliquez pour agrandir
En outre, une enquête publique concernant le projet Ecotone dans la zone des 3 moulins a recueilli de nombreuses observations, qui n’ont pas empêché la SCI Matcha de déposer son permis de construire pour les 30 000 m2 de bureaux. Qui s’ajouteront aux locaux déjà vides de Sophia Antipolis. A moins de transformer Sophia en résidentiel ?
La mairie a aussi dévoilé notamment, par le biais de la presse locale, qu’un parc urbain serait réalisé aux Combes, et que la surface déjà artificialisée des entrepôts Mauro à l’entrée de la ville au fort carré, le long de la ligne ferroviaire verrait la construction de 200 logements.
Que présente la mairie ?
… Paragraphe b), qui fait suite au a) créer des parcs et des jardins publics
Le rapport de présentation des modifications (1B) met en avant le projet de « ville-parc » que la communication municipale mettait en avant depuis 2019 (ah oui, tiens, juste avant les élections…). Force est de constater que cette « ville-parc », pour être effective, a besoin d’une modification des « prévisions locales d’urbanisme ».
En revanche, la « ville parc » ne fait pas vraiment la place à la mobilité douce. Il semble que la municipalité n’entende se concentrer que sur le transport public, notamment le bus-tram qui, vous l’avez désormais compris, n’est absolument pas un tramway.
Bon, cette modification « verte » voudrait se faire passer pour positivement anodine, du genre, « on verdit le cadre de vie à Antibes c’est cool, ne regardez pas plus loin »)… Pourtant il ne faudrait pas occulter les points plus techniques qui viennent ensuite. Car il est bien question de corriger certaines règles qui prêtaient visiblement à interprétation, ou encore de mettre à jour des éléments selon les besoins de certains projets en cours, comme celui du bus-tram. Si cette phrase vous choque c’est normal ! Car vous avez raison, un plan n’est pas destiné à s’adapter à ce qui se fait déjà, mais plutôt à prévoir ce qui va se faire.
Un projet de logement social à l’angle de la route de Grasse et de la Sarrazine.
Béton ou pas béton ? Logement ou pas logement ?
Les zones à enjeu
Le rapport indique que la population est stable plutôt qu’en croissance. Et pas qu’un peu, puisque l’estimation de 0,6% de croissance est revue à 0,1%. Ceci étant, on serait même plutôt moins nombreux, selon l’INSEE. Il est donc question de projeter seulement 1220 habitants de plus à l’horizon 2030. Et pourtant on veut construire 5750 logements sur la même période ! Voir les pages 492 et 493 du rapport de présentation (1A).
Vert ou pas vert ?
On peut noter avec satisfaction que la modification prévoit la création de nouvelle activité agricole en remplacement des serres. Là où ce sera possible.
Comme écrit plus haut, on n’a toujours pas grand chose sur le vélo. Et les « parcs relais » de stationnements périphériques font doucement rire car ils ne relient pas grand chose. Mais bon, ils servent de stationnement riverain, c’est déjà ça.
D’ailleurs s’agissant de la périphérie de la ville, on apprend que c’est justement là que la nature doit être, pour affirmer les limites d’urbanisation. Une ceinture verte, pour bien construire au milieu ! N’importe quoi, il faut disséminer le tissu vert, car un maillage de réserves vertes permet d’entretenir la biodiversité.
Parcs et jardins
Voir si l’ajout des arbres ne cacherait pas la forêt de béton qui s’annonce 😉
Conclusion
Intéressons nous à ces informations publiques, et contribuons, pour faire évoluer le cadre de vie à Antibes comme nous le souhaitons collectivement. C’est la vraie politique.
Alors que les ports de la côte d’Azur font parler d’eux dans les média, notamment par les actions de l’association anti-corruption Anticor, le port Vauban à Antibes n’est pas en reste.
Les plaisanciers et les antibois se sont réunis 4 fois à la fin de l’année 2021 pour dénoncer les abus que les plaisanciers ont subi et la fermeture du quai des milliardaires.
En attendant, les antibois distribuent de l’information qui donne matière à réfléchir !
La question qui se pose en filigrane : quand le port sera en faillite, qui épongera la dette ?
Au préalable, il faut noter qu’un bon nombre de points à l’ordre du jour mettent en lumière la question du handicap. Alors si vous êtes concernés personnellement, familialement ou professionnellement, vous pourrez lire les échanges au procès-verbal de la réunion très riche en information.
Rapport de la cour des comptes sur la CASA 2 remarques bien fournies de la part du Rassemblement National et de la Gauche Unie et Solidaire. Suivies d’une première réponse passablement à coté du sujet de la part de Mr Pauget, pour dire « c’est pas de notre faute ». Quant à Jean Leonetti il apporte une réponse plus concrète sur le dépassement du budget du Bus Tram, mais ne s’attarde ni sur les observations relatives à l’augmentation des charges de personnel ni globalement sur la gestion des ressources humaines. Et de finir par laisser accroire que le rapport de la cour des comptes ressemble à des félicitations… Le rapport, tout du moins la synthèse, est à lire ici.
Annulation de la ZAC des Combes… Dernier tour officiel de rétropédalage. Car évidemment la décision de créer une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) en 2013, tout comme la ZAC de Marenda Lacan, préfigurait du développement urbain concerté avec les bâtisseurs privés… Mais reconnaissons que, dès 2019, la municipalité avait commencé à prendre la mesure du besoin de vert que les antibois expriment toujours plus nombreux.
L’occasion de rappeler qu’il faut s’intéresser à ce qui était planifié au PLU, tant sur ce qui a été réalisé conformément au plan, que sur ce qui a été réalisé sans avoir été planifié… Car sinon, à quoi sert donc de prévoir ?
Les plages vont se transformer L’état est en passe de concéder à nouveau pour 12 ans, la gestion des plages publiques de la commune. A date, l’enquête publique est d’ailleurs en cours. On dirait qu’il y a beaucoup de reconstruction de locaux ou de voiries, 6 millions d’euros sur les 14 millions du projet.
Résidences pour seniors Trop peu de riverains se sont exprimées à l’occasion de l’enquête publique réalisée sur la création de la résidence autonomie pour seniors à la Fontonne. Cette résidence, réalisée par ERILIA, semble devoir être considérée comme la réalisation d’un programme de logements sociaux. On aura noté une nouvelle fois que le PLU de 2019 n’avait pas vraiment prévu cet équipement, même si la zone est bien identifiée comme destinée à la mixité sociale. Apparemment la question du risque d’inondation anime le conseil… à suivre.
ERILIA récupère aussi l’hôtel du Lys, sur le boulevard Raymond Poincarré. Cette construction serait transformée en résidence pour personnes agées et/ou en situation de handicap.
Acquisition de foncier divers La ville acquiert des parcelles notamment pour élargir certaines voies. On notera que la département cède à la commune des bâtiments (ex DDE) sur l’avenue Philippe Rochat. La commune entend transformer l’espace en stockage de denrées alimentaires, voire y héberger les « restos du coeur » qui devront sortir bientôt du centre-ville (ça c’est nul).
Ville numérique, démocratie participative… Internet citoyen… la ville adhère à l’association « Villes internet » qui labellisera la ville. Une question d’affichage dirait-on.
Enfin, la ville soutient, par un don exceptionnel, la SNSM qui fait face aux coûts énormes d’une maintenance nécessaire de la vedette de sauvetage.
Le-saviez vous, cette villa à l’angle des avenues Thiers et Mirabeau est listée en tant que site patrimonial remarquable de la ville (pour info, la carte). Je pense qu’elle ne méritait pas le mur de béton qui la surplombe désormais. Maintenant qu’il est là, la Mairie d’Antibes Juan les Pins pourrait peut-être lancer un appel.
Pourquoi le quai des milliardaires est-il fermé depuis 2017 ? On aura tout entendu ! Aucun document officiel ne confirme sa fermeture. Y avait-il quelque chose de mal à faire du sport ou une promenade sur ce quai. Cela gêne-t-il vraiment les propriétaires des yachts qui sont rarement présents ? Et quand bien même, ne faut-il pas s’entendre pour cohabiter ?
Malgré des demandes répétées par divers moyens, les services municipaux s’en tiennent à m’avoir fourni un courrier de 2016 émanant des services de la DDTM, qui n’est pas un acte d’interdiction au quai dit « des milliardaires ».
La convention de Délégation de Service Public ne mentionne pas non plus l’interdiction d’accès de facto.
« 11.4 – USAGE DE TERRE PLEINS Les terre-pleins gérés par le Délégataire à ses risques et périls sont en principe ouverts aux piétons et/ou à la circulation et au stationnement des véhicules, sans autre restriction que les consignes édictées par les agents chargés de la police du port pour des motifs de sécurité ou en raison de travaux. »
A travers les réseaux sociaux, les rumeurs, les médias, le public a tout entendu sur cette restriction d’accès: – la norme ISPS (International Ship and Port facility Security) ; or tout le monde sait bien que les navires à passagers ne débarquent pas sur le quai des milliardaires – le niveau de sûreté par suite d’une altercation qui aurait eu lieu sur le quai en question en 2017 ; à ce compte là on interdit l’accès à tout le domaine public – la convention de délégation prévoit cette mesure ; ce qui est faux
Où est vraiment l’explication ? Elle est à la mairie, car comme le rappelle bien le courrier de la DDTM en 2016, la commune est l’autorité portuaire. Et c’est bien elle qui détermine les droits d’aller et venir sur le port !
Alors un (trop) long parcours de recherche de documents officiels a débuté en Avril 2019.
La demande d’explication se trouve désormais sur l’un des bureaux du service préfectoral de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer).
Et la demande perdure à la mairie. Il y a bien un arrêté d’interdiction d’accès affiché au portail clos en date du 28 Janvier 2021, mais il ne concerne que la durée des travaux de la capitainerie du fameux quai, détruite pour être reconstruite (des sous à dépenser). Bizarrerie, liée ou pas à la polémique sur l’accès au quai, cet acte a échappé à la publication au registre des actes administratifs.
Et il dit quoi cet acte ? Il réglemente l’accès du 1er Février 2021 au 30 Avril 2023 ! Et en substance, son article 2 dit « Un barriérage sera mis en place pour délimiter la zone de chantier afin de laisser l’accès au piétons ». Il n’est mentionné aucune interdiction pour les habitants. CQFD.
Opensky à Valbonne, Ecotone à Antibes, et carrefour. La ceinture plus ou moins commerciale autour de l’autoroute A8 au nord d’Antibes. Pourquoi pas, mais on peut poser des questions, non ?
A quand remonte l’appel à projet qui a conduit des candidats à projeter une construction sur ces terrains ? La SCI MATCHA, présidée en nom propre par Philippe Journo fondateur de la compagnie de Phalsbourg, est une société civile immobilière au capital de 200 euros. Immatriculée en Mars 2019, cette société ne rend pas ses comptes publics. Quelles sont les garanties, notamment financières, que le projet ne serait pas stoppé en cours de réalisation ?
Alors qu’il est de notoriété publique que Sophia Antipolis, en connexion directe avec le projet, compte 30000m2 de bureaux inoccupés, alors que les constructions de bureaux se multiplient étonnamment sur Sophia Antipolis et notamment sur l’autre versant de la Valmasque, alors qu’Amadeus, qui a occupé plusieurs sites dans Sophia Antipolis, quitte ses locaux pour déplacer ses activités vers Villeneuve Loubet, laissant ainsi des milliers de m2 vides, donc à prendre, à quel enjeu répond la construction d’un complexe qui ferait croître la capacité de bureaux de 100%?
Les surfaces en jeu sont certes déjà pour partie anthropisées, mais les infrastructures existantes n’imperméabilisent pas le sol, comme le montrent les photos prises dans la cadre de la notice paysagère. Le projet induit un risque d’inondation sur la bassin versant de la Valmasque, et donc de la Brague. Les façades végétalisées nécessitent des opérations d’entretien qui peuvent représenter une gêne sonore pour les occupants. Par ailleurs, la réglementation limite la quantité d’eau d’arrosage pouvant être collectée, ce qui pose question quant à la gestion de l’arrosage de ses plantes, et leur éventuel dépérissement. A propos de la gestion paysagère, pourquoi des défrichements sont-ils déjà en cours ? 1600 places de parking pour environ 3400 personnes, dans un espace complètement intégré au réseau de transport en commun, et en cours de transformation vers la mobilité douce, est-ce bien utile ?
Selon les avis répertoriés qui émanent de différents services ou instances administratives, la perception du projet fait apparaître tantôt des commerces ou des bureaux L’analyse d’impact semble oublier le projet Opensky, proposé par la SCI Brutus au capital de 336 euros, présidée par le fondateur de la même compagnie de Phalsbourg. Ce projet est situé lui-même à 2 km sur la RD35. Le projet présenté est par ailleurs en connexion quasi directe avec le centre commercial dit ‘carrefour’ de l’autre coté de l’autoroute A8.Dans quel schéma cohérent et pérenne de répartition d’activités ce projet s’inscrit-il ?
A l’ombre des arbres de la place Audiberti à Antibes…. ça c’était avant !
Et place nationale direz-vous aussi !…
Elle est longue la liste des arbres abattus ces dernières années. Il semble que cela aille de paire avec le recensement des arbres remarquables, n’est-ce pas ? On garde ceux qui ont la faveur de certains habitants, on coupe les autres.
On peut revenir sur le micocoulier du marché que les anciens avaient préservé en prenant la peine de faire passer l’arbre au travers de la structure. Abattu l’an dernier en 2020.
Mais plus récemment un vieux pin probablement centenaire, droit, majestueux, remarquablement formé, dans l’allée des cigales à la Fontonne, a été abattu. Par qui, on le sait. Mais, « dans les règles de l’art » dit cette entreprise. « Avec toutes autorisations qui vont bien« . Mais impossible d’obtenir ou trouver les documents. Et pour cause, il n’y en a besoin que dans les espaces boisés classés.
Pour le compte de qui, personne ne le dit…
Les vieux arbres sont des vieux cons. Déjà ils se sont installés là où allaient pousser des immeubles. Certains poussent même leur connerie jusqu’à n’apparaître vraiment que bien après l’achat d’une maison, pour soudainement gêner l’ensoleillement, et même projeter feuilles ou épines dans la piscine. D’autres malicieux, perdent leurs branches pour écraser des voitures. Ce qui, convenons-en, mérite la mort. Parfois même, ils tuent des passants qui prennent le grand air les jours de grand vent.
C’est évident, les arbres meurent, comme les hommes. Y aurait-il quelqu’un dans cette ville pour contribuer à une loi sur l’accompagnement des arbres en fin de vie ?
Si vous trouvez un arbres qui seraient digne d’intérêt, indiquez-le au moyen du formulaire qui se trouve sur la carte participative 🙂