Il est des exercices simples qu’on ne fait tout simplement jamais. Et pourtant ils peuvent être forts d’enseignement… Par exemple, combien me coûte réellement la baguette de pain que je vais chercher en voiture… 4 exercices pour la plage 🙂
Exercice 1 : combien de kilomètres puis-je parcourir avec un verre à vin rempli d’essence ?
Tic tac tic tac… 😉
Un verre à vin rempli à ras-bord contient environ 15 centilitres (0,15 litres). Supposons que la voiture consomme en moyenne 6 litres aux 100 kilomètres (6 L/100 km).
Pour calculer la distance approximative parcourue avec la quantité d’essence correspondante, dans cette voiture économique, le calcul est simple :
Distance = (Capacité du verre à vin en litres) / (Consommation de carburant en L/100 km)
Dans cet exemple :
Distance = 0,15 L / (6 L/100 km) = 0,15 L / 0,06 L/km = 2,5 km
2,5 kilomètres, c’est peut-être bien la distance aller-retour à la boulangerie !
Exercice 2 : combien coûte l’aller-retour en voiture pour aller chercher le pain ?
A 2€ le litre d’essence, le calcul est simple : 0,15 L x 2, ça fait 30 centimes.
Exercice 3 : Et combien de temps ma voiture peut-elle tourner au ralenti avec les 15 cl d’essence ?
La consommation de carburant est d’environ 0,5 litre par heure pour une voiture avec un petit moteur (en gros c’est 0,5 litre par heure, par litre de cylindrée).
Avec une moyenne de 0,5 litre par heure pour notre petite citadine et notre verre à vin de 15 cl rempli d’essence, le temps resté au ralenti avant que le verre à vin d’essence ne soit consommé :
Temps = (Capacité du verre à vin en litres) / (Consommation de carburant au ralenti en L/h)
Dans cet exemple :
Temps = 0,15 L / 0,5 L/h = 0,3 heure = 18 minutes
Exercice 4 : Du coup quand je m’arrête devant la boulangerie en laissant tourner le moteur pendant 6 minutes, ça me coûte combien ? Avec 1 litre d’essence à 2€ bien sûr…
Une règle de trois suffit : 2 x (0,15 L x 6 minutes / 18 minutes) = 10 centimes.
Voilà voilà, aller chercher le pain en voiture m’aura coûté 40 centimes, soit presque une demi-baguette en plus…
Le 15 Juillet le maire d’Antibes a pris la décision de sanctionner le jet de mégot sur la voie publique, et généralement sur le domaine public. Une sanction de 4e classe, qui coûte donc au minimum 90 euros.
Les considérations ou justifications de cette décision évoquent que la ville dispose de nombreuses poubelles et cendriers. C’est l’occasion de rappeler l’existence de la carte « gestion des déchets » que l’association tente de maintenir grâce aux données publiques.
Chacun se fera sa propre idée de la suffisance de cendriers/mégotiers. En tout état de cause, il est bon de rappeler que jeter son mégot dans une poubelle nécessite de prendre garde à ce qu’il soit bien inerte.
Chaque année il faut se souvenir comment on vérifie l’état de l’eau de la plage où l’on a l’intention d’aller se baigner. Comme en 2023, un exercice annuel d’information s’impose.
En 2023, tout allait plutôt bien à la fin du mois de Juillet.
Cette année, rebelotte, pour tout savoir sur toutes les plages d’Antibes (mais pas que), rendons nous donc régulièrement sur https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do#a afin de se tenir informé (et pourquoi pas relayer à ses amis) de la qualité des eaux de nos plages.
Et gardons toujours en tête que le lendemain de fortes pluies, il faut éviter de se baigner. En effet, la pluie emporte avec elle vers la mer une certaine quantité de déchets et déjections, voire un partie des égouts qui débordent. Ce qui a tendance à rendre la mer impropre à la baignade…
Combien de sociétés ont-elles répondu ? A part Valomed (Véolia) candidat à sa propre succession…
La gestion de nos déchets est sans aucun doute une question environnementale. Selon les choix de gestion elle peut aussi être une question d’activité économique, notamment lorsqu’il s’agit de recyclage.
Alors au-delà de Valomed, dont l’activité consiste à brûler nos poubelles plus ou moins triées pour produire de l’électricité, comment la collectivité prévoit-elle de traiter le sujet en amont ?
Et plus basiquement, quel est le plan « des antibois » et plus généralement des tous les bénéficiaires au quotidien de ce service public ? 😉
Qui veut contribuer à mettre en lumière ici toutes les initiatives locales visant à mieux gérer nos déchets, y-compris ceux des touristes ?
Enfin, n’oublions pas que le sujet est aussi une question de santé publique. L’incinérateur et les conséquences de son fonctionnement, préoccupent depuis trop longtemps nos concitoyens des Semboules.
Le conseil municipal du 13 Juin 2024 à Antibes était l’occasion de débattre sur le plan de prévention du bruit qui a fait l’objet d’une enquête publique en Mars-Avril…
Vu les remarques sur facebook en réaction à la publication du maire Jean Leonetti, il y a fort à parier que cette enquête publique sur les sources de bruit à Antibes était passée inaperçue, pour ne pas dire inaudible…
Trop peu de communication sans doute sur un sujet qui touche pourtant directement la qualité de vie en ville, notamment d’Antibes.
Au delà de l’annonce faite sur ce site Juantibois.fr (ci-dessous), des remarques observations ont été transmises à la mairie.
Notamment il était regrettable que le projet présenté ne contenait que trop peu de données permettant un vrai diagnostic. Sans diagnostic, comment soigner, pourrait-on dire à notre maire diplômé de médecine.
Exemples :
– aucune donnée sur le nombre de signalements reçus par les services municipaux
– aucune donnée sur le nombre d’infractions constatées, alors même que les mesures en vigueur font état de cette possibilité – aucune donnée, attention ça peut piquer, sur le nombre de chantiers en tout genre, qui occasionnent des gènes parfois sur de longs mois ! Et pourtant le maire sait très bien le nombre de permis qu’il accorde, et les dérogations pour permettre les transports routiers de matériau, etc…
Le parking gratuit ‘dit Bouygues’ racheté justement à Bouygues par la ville d’Antibes au début de l’année 2024, subit des transformations. La ville investit plus de 500 000 €, c’est écrit sur les panneaux.
Il n’échappe à personne que ce terrain est tout près du port. Il est même tout près des constructions prévues au fameux programme de 135 M€ d’investissements convenu en décembre 2016 entre la mairie et par Vauban 21 (CCI) délégataire et opérateur du port.
Donc est-il permis de penser que la mairie va confier l’exploitation de ce parking à Vauban 21 (CCI) ? A cette éventualité, un élu de la ville a répondu sur Facebook « Ne jouez pas au plus malin« .
Alors, ce parking restera-t-il gratuit ? Et s’il n’est pas gratuit, qui va s’en mettre plein les poches ?
Le projet Opensky, récemment renommé « Village de Sophia », serait-il un gros gâchis qui n’est que la conséquence de se passer de discuter avant d’agir ? Mais les temps changent-ils ? En serait-ce fini des « grands projets » urbains ou péri-urbains que des groupements d’intérêts proposent à des élus locaux, qui les « achètent » sans même prendre la peine de sonder les habitants. « Gros projet » veut dire « gros enjeu », y-compris pour la population, n’est-ce pas ?…. N’est-ce pas ?!
Les élus « bâtisseurs », coopérants des groupements d’intérêts, avaient peut-être pris l’habitude de la politique du fait accompli.
La saga Opensky continue. Pour un petit rappel des faits, rendez vous ici.
Alors que les associations « En toute franchise » et le GADSECA forment un recours contre le renouvellement de l’autorisation d’exploitation commerciale, devenu caduque après plusieurs années de tergiversation, la Commission Nationale de l’Aménagement Commercial (CNAC) a rendu son avis :
Pour comparaison, entre 2014 et 2024, ci-dessous :
Et pour celles et ceux que les sujets d’aménagement de territoire intéressent, selon vous, qu’adviendra-t-il d’Ecotone (autre projet de la compagnie de Phalsbourg) ?
Presque 3 ans plus tard, on n’a toujours pas d’idée sur la source de métaux lourds comme le plomb et le nickel qui souille l’eau d’Antibes…
Le prélèvement du 18 Mars 2024 montre toujours la pollution.
Alors que des enquêtes sont soi-disant menées pour trouver l’origine des pollutions intempestives, la municipalité a reconduit la délégation de service public de gestion du réseau d’eau potable à Veolia.
Alors que la ressource en eau est comptée et même restreinte parfois, il est conseillé aux antibois et juanais de faire couler l’eau 2 minutes avant de s’en servir ! Cela revient à gaspiller 20L d’eau environ. On imagine que l’on remplit 4 ou 5 fois une carafe d’un litre tous les jours, ça fait 100L par jour. Et pour 50 000 foyers d’Antibes ça fait 5 000 000 L, soit 5000M3. Un gaspillage équivalent à 2 piscines olympiques, chaque jour.
Certains diront qu’ils boivent des eaux en bouteille. Elle vient de là où il y a beaucoup d’eau… Un petit tour vers Volvic s’impose. On leur prend leur eau, en échange ils viennent chercher notre soleil 😉
Un autre bémol, et pas des moindres, l’actualité met en avant la mauvaise gestion des eaux en bouteille.
Bref, n’est-il pas temps de remettre la qualité de l’eau du robinet au centre des préoccupations ? Et mettre enfin l’opérateur et les décideurs devant leurs responsabilités ?
Faire du compost est plutôt simple. Doit-on le faire ? Peut-on le faire ? Qui doit faire quoi …? Autant de questions qui sont posées dans l’actualité récente.
On entend ici et là : « Les villes ont l’obligation de donner des bacs de compostage, alors il faut qu’elles fassent !« … ou encore « Le compost, ça pue, ça attire les rats, mouches et autres nuisances…, pas du tout envie de le faire !« …
Bref, c’est pas gagné comme dirait l’autre…
Commençons par le commencement : si nous, citoyens, faisions, tentions l’expérience, pour voir ?
Le problème pour beaucoup est que les conteneurs de 400 litres proposés par UNIVALOM ne sont pas vraiment adaptés au logement en appartement. N’y a-t-il que des habitants en maison individuelle à Antibes ?
« Y a qu’à demander un composteur collectif pour la résidence ! » Oui mais alors qui va s’en occuper, et comment être certain qu’il sera bien géré afin d’éviter les nuisances ?…
Venons en au fait : faire du compost, même sur sa terrasse/son balcon, c’est plutôt simple à essayer.
Achat d’une jardinière en bois par exemple : 40 euros, achat d’une cisaille à haie par exemple : 10 euros. Achat d’un peu de terreau : 10 euros. Un carton pour faire office de couvercle.
Remplir la jardinière au 2/3 de terreau. Trouer le carton. Tout est prêt.
Déposer les épluchures, coques et noyaux de fruits, restes de légumes, coquilles d’oeufs…
** Ne pas déposer restes de fromage, viande ou plats cuisinés ! **
Grâce à la cisaille, découper grossièrement les restes végétaux et mélanger avec la terre. Puis couvrir.
Vérifiez régulièrement, normalement on y fait un tour au moins 1 fois par jour, qu’il n’y a pas de pourriture. Et s’il y en a, remuer.
En réutilisant la terre dans des pots, les enfants pourront découvrir que les graines des restes de légumes ou fruits font bien pousser de nouvelles plantes.
Le compost est très germinatif. Il n’est pas rare d’y voir germer des arbres fruitiers.
Vous découvrirez qu’il n’y a pas vraiment d’autre odeur que celle de la terre humide. Rien de désagréable.
Il se peut toutefois que des moucherons parviennent à s’y reproduire… Une gêne relative que l’on peut contrôler en confectionnant un piège à l’aide d’une bouteille en plastique, que l’on découpe pour retourner le goulot vers l’intérieur, et dans laquelle on verse un verre de cidre, ou quelques épluchures. En revanche, ça, ça peut « refouler du goulot » au bout d’un moment ^^ Alors on jette le tout au compost, et on remplace.
A essayer, au moins. Et puis si ça ne marche pas, on fera une boite de rangement avec la jardinière 😉
Le 1er Avril 2010, sans blague, Nice Matin rapportait l’inquiétude des habitants du quartier des Semboules à Antibes qui découvraient le résultat d’une expertise que les habitants avaient cofinancée avec la Région. 14 ans plus tard, rien a changé.
Toujours inquiets en 2024, les habitants des Semboules ont obtenu une proposition du CHU de Nice pour mener une étude épidémiologique. Coût 40 000€, que la CASA pourrait financer.
Le médecin maire d’Antibes, et président de la CASA, Jean Leonetti, dit non. Après s’être appuyé sur l’hypothèse que 90% des contaminations sont alimentaires, il s’en tient maintenant au fait que la proximité des barbecues est plus toxique (et la proximité de l’autoroute aussi, pour être honnête).
Peut-être faudrait-il une étude sur les habitudes barbecue de nos concitoyen(ne)s des Semboules.
… Peut-être ne s’agit-il pas de dosage, mais plutôt d’exposition continue ?…
Enfin, au delà d’une analyse sur le futur, ne peut-on pas simplement regarder les statistiques médicales des habitants permanents des Semboules depuis 20 ans ?
La décision de rejeter la nouvelle étude est rapporté dans Nice Matin du 4 Avril 2024. A 3 jours près on aurait pu prendre cela pour une blague… A 14 ans près on aurait même pu croire que le maire d’Antibes avait pris le premier article pour une blague…
Antibes : de gauche à droite, l’incinérateur, le parc pour enfants sur l’ancienne déchetterie, et le quartier des Semboules
Aux portes d’Antibes, en direction de Sophia, celles et ceux qui transitent en voiture ont bien remarqué les défrichements. Certains les attribuent au projet de centre commercial Opensky, désormais “Village de Sophia”, dont il est question depuis plus de 15 ans.
Le projet immobilier “proposé” par la compagnie de Phalsbourg fait partie d’une série de projets dits “Opensky” que la société a vendu ici ou là avec plus ou moins de succès. Il suffit d’une recherche google pour s’en convaincre https://www.google.com/search?q=compagnie+de+phalsbourg+opensky
L’ancien maire de Valbonne Marc Daunis avait donc “acheté” le projet, signé le permis pour cet aménagement sur environ 10 hectares. C’était sans compter les recours puis les élections municipales.
Avec l’élection d’un maire écologiste, Joseph Cesaro, le projet prenait du plomb d’aile.
Sauf que la SCI Brutus (c’est le petit nom que la compagnie de Phalsbourg a donné à sa petite filiale au capital de 1000 euros créée pour gérer le projet immobilier à près de 200 millions d’euros) a eu raison de Mr Cesaro. Il fallait s’y attendre 😉
Le projet a été légèrement transformé. De Opensky, manifestement commercial, on passe à “Village de Sophia”, manifestement plus vendeur.
N’oublions pas toutefois que le président de la CASA Jean Leonetti n’est pas en reste dans l’histoire politique de ce projet. Il a lui aussi ses petits projets avec la compagnie de Phalsbourg, comme par exemple Ecotone, pour 30 000m2 de bureaux aux 3 moulins https://www.juantibois.fr/blog/2021/07/antibes/expression-libre/antibes-enquete-publique-ecotone/. Oui c’est à 2 pas du projet en question ! Qui lui même est à 2 pas du centre commercial Carrefour…
L’association MySophiaAntipolis avait été à l’origine des premiers recours contre un projet jugé insensé. Et commenté les propos de Jean Leonetti.
Aujourd’hui, les décalages du projet (qui ne sont peut-être pas étranger aux divers déboires de la compagnie Phalsbourg dernièrement) rendent un nouveau recours possible. Il est porté par l’association “En toute franchise” (Association de Défense de la préservation du Cadre de Vie et des Commerçants-Artisans) (https://en-toutefranchise.com/) et le GADSECA (Groupement des Associations de Défense des Sites et de l’Environnement de la Côte d’Azur) (https://www.gadseca.org/).
Jusqu’au 15 Avril 2024 la mairie d’Antibes Juan-Les-Pins organise une consultation sur le plan de prévention du bruit. Vous sentez vous dans une zone où les nuisances sonores méritent que la collectivité prenne des mesures de réduction ou de prévention ?
Le document à lire est assez pédagogique.
Il permet aussi de se faire une idée sur des actions, et leur coût, qui auraient contribué à la réduction du bruit dans certaines zones ces dernières années.
D’ailleurs, le constat est sans appel : création de parking, réfection des chaussées, zones piétonnes, tout porte à croire que les déplacement en véhicules sont les premiers facteurs de bruit 😉
Ceci étant, plusieurs sujets échappent au rapport.
Le florilège de bâtiments en construction génère non seulement du trafic de véhicules bruyants, mais aussi des nuisances de bruits de chantier parfois insupportables quand ils ne cessent pas pendant des heures, de 7h à 20h ! Ce qui est malheureusement permis par l’arrêté préfectoral de Février 2002. Les opérateurs de chantier peuvent éventuellement aussi prendre de mesure intelligentes.
Dans tous les cas, votre avis et idées comptent surtout pour le présent et l’avenir ! Alors prenez 30 petites minutes pour jeter un oeil à la quarantaine de pages et schémas du projet.
Pour avoir une mer propre, il faut des plages propres, et évidemment une ville propre. Et le contraire aussi… Dans tous les cas il faut espérer que personne ne doute que les déchets laissés derrière soi, voire jetés parfois 🙁 terminent à la mer, soit emportés par les eaux de pluie, soit soufflés le vent. Mais où sont donc les poubelles à Antibes ?…
Est-ce qu’une carte des endroits où l’on peut jeter ses déchets à Antibes Juan Les Pins servirait à réduire le geste ultime qui conduit à se débarrasser salement d’un “truc” encombrant, faute d’avoir trouvé le bon endroit où le déposer… 😉
Ce serait super. Et c’est aussi aider les bénévoles qui parfois prennent de leur temps pour corriger les petits défauts de la nature humaine. Cliquez sur la carte pour la rendre interactive.
Gérer ses déchets, trouver les poubelles à Antibes
Après avoir recensé des arbres, et en avoir coupé d’autres, voilà que la ville replante. Et c’est tant mieux.
L’illustration de cette publication est volontairement peu flatteuse. Prise en hiver, les feuillus de la place De Gaulle, sont peu visibles. Ils poussent, depuis la bétonisation de la place. En tout cas ce lieu de passage et de vie, défraie la chronique, tantôt pour éviter le béton, tantôt pour éviter les oiseaux…
Encore faudrait-il que ces arbres protecteurs contre les rayons du soleil et la chaleur, soient plantés là où il faut. Encore faudra-t-il qu’ils soient plantés avec suffisamment de substrat pour s’enraciner correctement et pour avoir la possibilité d’aller chercher l’eau au plus profond.
Sans quoi ils mourront…
A bien regarder d’en haut, Antibes est une ville plutôt arborée. Les résidences des hauteurs ont toutes un espace vert. Les arbres ne sont pas rares le long des rues.
Pour autant, l’impression voire le constat que le centre ville est de moins en moins vert est fréquemment le sujet de débats. Des arbres sont coupés là où ils procuraient pourtant un peu d’ombre en pleine ville lorsque le soleil est au zénith. Le mouvement imperceptible de leurs branches ou feuillages, les vols ou chants d’oiseaux vivifiaient sans doute l’immobile immobilier en pierres ou béton…
Alors selon vous, où ne faut-il pas couper les arbres, et où faut-il en planter ?
Par décision du 25 Juillet 2023, et manifestement suite à décision du tribunal administratif du mois de Mai 2023, la commune modifie le règlement de l’accès au plages en laissant clairement le droit de passage, voire de place de baignade le long des plages « privées » (elles ne sont pas privées : l’exploitation est déléguée moyennant une rémunération pour la ville).
Au fait, qu’est ce que la « laisse des eaux » ou plutôt la « laisse de mer » ?
Du verbe « laisser », ce que la mer laisse. Au mieux ce ne sont que des déchets organiques, qui sentent parfois mauvais lorsque les fameux sabots de Venus s’échouent au printemps. En tout cas, par ces rejets, la mer en dit trop souvent long sur notre je-m’en-foutisme, ou plutôt celui des autres d’ailleurs 😉 …
Du plastique dans la laisse de mer ? Ne l’y laisse pas ! Aucun risque c’est propre vu que ça a été lavé par la mer…
Un site toujours incontournable pour qui veut savoir dans quelle eau il ou elle va se jeter pour tenter de se rafraîchir à la plage. Zoom sur Antibes où la qualité des eaux de baignade semble s’être améliorée par rapport à 2022. Jusque à maintenant.
Par exemple, en 2022, la plage de la Gravette a été affectée par des pollutions diverses, notamment la présence de e-coli.
Le problème reste que l’analyse n’est rendue publique que plusieurs jours après la collecte.
Et même il arrivait souvent avant 2021 que les pollutions ne donnent même pas lieu à fermeture des plages impactées (bien souvent la conséquence de fortes pluies qui conduisent à « nettoyer » les voiries dont une partie finit en mer…). C’est ce qui avait amené à faire la promotion du site web d’information sur la qualité des eaux de baignade.
En cet été caniculaire, qui préfigure sans doute ceux à venir, qui aimerait pouvoir se promener à l’ombre des arbres d’un parc urbain ? Et pourtant les espaces boisés sont interdits entre le 18 Juillet et le 3 Septembre !
Certains applaudiront cette mesure de sécurité pour ne pas voir un feu se déclarer aux portes ou au sein de la ville par le fait de l’inconscience de certain(e)s.
D’autres pourront dire que les incendies nés de l’inconscience de certain(e)s ne sont pas un risque nouveau. Et qu’il serait peut-être temps de mettre en oeuvre tous les moyens de prévention et de défense nécessaires pour préserver les accès à des espaces qui participent de la qualité à toute époque de l’année, y-compris pour les touristes.
Une idée : former des agents pour accompagner des patrouilles de citoyens bénévoles
Braver l’interdit, une bien belle leçon d’exemplarité, à l’heure ou justement les uns et les autres se plaignent du non respect de ceci ou du non respect de cela…
L’exemplarité aurait été de contester l’arrêté. C’est la loi. Dès lors, pourquoi ne le font-ils pas ?…
Bref, une question se pose tout de même sur le fond : combien de m3 d’eau sont consommés chaque année par les douches installées sur les plages ? Si le calcul n’est pas fait ça serait bien de se donner les moyens de pouvoir le faire l’an prochain. Merci.
Un titre qui ramène les plus vieux antibois dans les années 1970. Les habitants les plus récents quant à eux, ignorent que quasiment toutes les plages d’Antibes sont artificielles. Leur construction a fait gagner plusieurs hectares de terrain sur la mer.
C’est à l’aide de clichés photographiques disponibles sur le site de l’IGN https://remonterletemps.ign.fr, que l’on peut tirer le fil de l’histoire du tourisme à Antibes Juan les Pins.
Plages de galets ou bien rochers
Les clichés aériens les plus anciens montrent les plages de galets, comme au fort carré. Celle-ci reste préservée dans son état naturel encore aujourd’hui.
La plage du fort carré en 1920
Juan-les-pins, station balnéaire
C’est sur les rives de Juan-les-pins que l’aménagement des plages de sable commence dans les années 1920.
Une vue magnifique de Juan-les-pins et Antibes en 1920, l’embarcadère en premier planEn 1926, plages de galets ou de sable ?1951, les plages (et l’hôtel Provencal en enfilade)En 1964 on distingue très bien les enrochements et les bandes de sable sur le littoral
Dans les années 1960, l’activité s’étend en direction du cap d’Antibes, avec notamment la construction de port Gallice et des enrochements qui permettent de créer 2 nouvelles plages.
En Août 1967, le port Gallice et le port du Crouton, ainsi que leur plage respective
Coté Antibes, la Salis d’abord, et la plage du Ponteil bien plus tard !
Du coté d’Antibes, en 1929, on n’a guère que l’anse Saint Roch pour faire trempette entre la vieille ville et le fort carré. Ou bien au sud, vers l’Ilette, le long de la route qui mène au cap.
1929, la route ‘touche’ la mer depuis le square Albert 1er jusqu’à la plage du Bacon
En 1964 la plage de la Salis est créée et séparée du petit port par une digue, permettant d’ailleurs d’agrandir ce port. La future plage du Ponteil reste une zone abri accueillant quelques petit bateaux.
1964, la plage de la Salis, et le petit port
Ce n’est qu’en 1980 que la plage est créée au Ponteil !
En 1981, la plage du Ponteil en chantier.. et en 1982, les premiers baigneurs et le parking plus sauvage qu’aujourd’hui
Et la plage de la Gravette bon-sang ?!
Non, ce n’est pas la plage antique d’Antibes… Pour preuve ce cliché aérien de 1920.
En 1920, séchage de linge sur l’esplanade de la Gravette… pas de plage !
La plage de la Gravette est créée à l’occasion de la construction du port Vauban en 1970. Les matériaux extraits par dragage du port étaient rejetés à la Gravette, y-compris les restes des épaves des navires qui gisaient dans l’anse depuis des siècles.
1970, la grande Gravette et la petite Gravette sont créées
Les fameuses plages de la Garoupe et des Ondes étaient-elles des plages ?
Comment oublier les 2 plages que certains considèrent les plus belles plages d’Antibes ?
En 1954, l’anse de la Garoupe, et sa toute petite plageEn 1959, y a-t-il du sable sur l’actuelle plage des ondes ? A gauche on distingue le petit port abri de l’Olivette
Du sable qu’il faut remettre régulièrement, et qu’il faut trouver quelque part
Selon France TV, « A Antibes, en 2021 la facture d’engraissement des plages s’élève à 200.000 euros à la charge de la commune. Il y a 4 ans, c’était 50.000 euros.«
Enfin, à défaut de considérer que les plages de sable sont un « must-have », et qu’on peut donc les laisser disparaître, la question de l’approvisionnement en sable se prépare à l’aide d’études géologiques sous-marines (http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-56602-FR.pdf) . Il est en effet peut-être préférable de « faire revenir » le sable depuis la mer, plutôt que le faire venir par camion.
Extrait d’une étude commandée au BRGM (bureau de recherche géologique et minière) en 2008
Lorsque vous vous baignez sur les plages d’Antibes, lavez vous en sortant de l’eau ! C’est ce que suggère le fait que malgré l’état de crise sécheresse, les douches de plage continuent de fonctionner.
« Sur les plages, la Ville rappelle qu’elle a déjà pris un certain nombre de mesures pour limiter la consommation d’eau avec le changement des têtes de douches par des modèles de têtes économiques. De plus, les boutons-poussoir ont tous été réglés par nos services au minimum pour restreindre le volume d’eau utilisé. Pour des raisons sanitaires évidentes, la Ville maintient l’usage des douches sur ses plages publiques. » (https://www.antibes-juanlespins.com/toute-l-actu/crise-secheresse)
Qui connaît les raisons sanitaires évidentes ? tic tac tic tac…. Toujours pas trouvé ? Réfléchissez voyons… Toujours pas ? Moi non plus.
Serait-on plus plus idiots que nos élus et décideurs ? Ou bien nos élus et décideurs auraient-ils juste en tête de nous faire penser qu’ils sont plus intelligents que nous, et qu’on doit les laisser faire. Et surtout sans demander d’explication.
Encore une chose : réfléchissons aux arguments fallacieux qu’on entend et qu’on lit tous les jours : « on a tous compris que », « les antibois savent bien que », « il est évident que », « bien évidemment »… Une piste : https://www.google.com/search?q=la+rhetorique+de+l%27evidence
** RAPPEL des mesures pour les particuliers (extrait de l’arrêté préfectoral) **
2 places pour les bateaux de Bill Gates (dont l’une « détruit » 5 postes).
Aujourd’hui
Demain
Ces travaux étaient-ils prévus au contrat de délégation de service public ? Bien sûr que non, mais on s’en fout, non ?
Signer des contrats pour la bonne forme, et puis en faire ce qu’on veut. Tant que les gens ignorent ou regardent faire…
Et à Antibes, on regardent plutôt faire, notre bon maire… A moins que tout le monde préfère se taire…
Alors, le quai des milliardaires définitivement privé et inaccessible ? Un bon pote me disait « Quand tout sera privé, on sera privé de tout ! ».
Pour rappel, la liste des travaux prévus par le contrat signé en 2017 et revu en 2019. Concernant le quai des milliardaires : on dirait qu’on n’a toujours pas trouvé les 0,8M€ nécessaires à la création de la promenade sur la digue… Mais on a trouvé 12M€ pour la démolition et reconstruction de la capitainerie IYCA (contre 8 au départ…), et maintenant 7M€ pour tout autre chose.
On avait tous jusqu’au 15 Novembre 2021 pour envoyer des observations au commissaire enquêteur en charge de cette première modification du Plan Local d’Urbanisme 2019, à peine 2 ans après son approbation par le conseil municipal. Les quelques considérations suivantes ont notamment pour objectif, en mettant en lumière les informations insoupçonnées que l’on trouve dans le PLU, de susciter l’intérêt du plus grand nombre, et pourquoi pas de favoriser l’envoi des observations au commissaire enquêteur, si jamais il y avait une nouvelle enquête… C’est le cadre de vie à Antibes qui se joue par cette exercice qui doit être collectif !
Pour faciliter votre plongée dans cet exercice intéressant puisqu’il vous permet de contribuer à votre futur cadre de vie, nous avions déjà expliqué comment lire le PLU.
PLU : Plan Local d’Urbanisme (Code Urbanisme L151-1) PADD : Plan d’Aménagement et de Développement Durable (Code Urbanisme L151-5) OAP : Orientations d’Aménagement et de Programmation (Code Urbanisme L151-6, L151-7)
En préambule de cet humble exercice qui vaut ce qu’il vaut, et qui peut être modéré par qui veut bien en parler, on démarre par un constat sans appel en page 486 du rapport de présentation (1A) : fausse route depuis 2011 ? Ah… ça promet.
Dysfonctionnements à cause du PLU de 2011… Au fait, qui gérait ?
Sur quoi porter son attention dans cette modification ?
Les secteurs « à enjeux » dits aussi stratégiques : les 3 Moulins (autour de l’autoroute), les Terriers, les Combes, les 4 chemins, l’ex zone portuaire des pétroliers (entre le port et la voie ferrée), Jules-Grec, sans oublier le fameux Marenda-Lacan.
Les entrées de ville : au nord ouest (entre l’autoroute et Croix-Rouge), et nord en venant de Biot (les 4 chemins) et le long du bord de mer (du fort carré jusqu’au port), et à l’ouest (depuis Golfe Juan).
Secteur dit « des pétroliers »
Bref, les entrées de ville sont les secteurs en mutation. On note que le quartier de Saint Maymes est ajouté aux OAP (3) Si vous vivez dans ces quartiers il est recommandé de lire les documents correspondants. Vous y découvrirez entre autres choses des plans tels que ci-contre.
Que ne sait-on pas déjà ?
Personne ne sera resté indifférent au fleurissement de l’éco-quartier Marenda Lacan, qui pousse à l’extrême le verdissement de ce quartier en installant des oliviers en pot sur le toit terrasse du blockhaus. Sarcasme ou humour.
Ecotone : cliquez pour agrandir
En outre, une enquête publique concernant le projet Ecotone dans la zone des 3 moulins a recueilli de nombreuses observations, qui n’ont pas empêché la SCI Matcha de déposer son permis de construire pour les 30 000 m2 de bureaux. Qui s’ajouteront aux locaux déjà vides de Sophia Antipolis. A moins de transformer Sophia en résidentiel ?
La mairie a aussi dévoilé notamment, par le biais de la presse locale, qu’un parc urbain serait réalisé aux Combes, et que la surface déjà artificialisée des entrepôts Mauro à l’entrée de la ville au fort carré, le long de la ligne ferroviaire verrait la construction de 200 logements.
Que présente la mairie ?
… Paragraphe b), qui fait suite au a) créer des parcs et des jardins publics
Le rapport de présentation des modifications (1B) met en avant le projet de « ville-parc » que la communication municipale mettait en avant depuis 2019 (ah oui, tiens, juste avant les élections…). Force est de constater que cette « ville-parc », pour être effective, a besoin d’une modification des « prévisions locales d’urbanisme ».
En revanche, la « ville parc » ne fait pas vraiment la place à la mobilité douce. Il semble que la municipalité n’entende se concentrer que sur le transport public, notamment le bus-tram qui, vous l’avez désormais compris, n’est absolument pas un tramway.
Bon, cette modification « verte » voudrait se faire passer pour positivement anodine, du genre, « on verdit le cadre de vie à Antibes c’est cool, ne regardez pas plus loin »)… Pourtant il ne faudrait pas occulter les points plus techniques qui viennent ensuite. Car il est bien question de corriger certaines règles qui prêtaient visiblement à interprétation, ou encore de mettre à jour des éléments selon les besoins de certains projets en cours, comme celui du bus-tram. Si cette phrase vous choque c’est normal ! Car vous avez raison, un plan n’est pas destiné à s’adapter à ce qui se fait déjà, mais plutôt à prévoir ce qui va se faire.
Un projet de logement social à l’angle de la route de Grasse et de la Sarrazine.
Béton ou pas béton ? Logement ou pas logement ?
Les zones à enjeu
Le rapport indique que la population est stable plutôt qu’en croissance. Et pas qu’un peu, puisque l’estimation de 0,6% de croissance est revue à 0,1%. Ceci étant, on serait même plutôt moins nombreux, selon l’INSEE. Il est donc question de projeter seulement 1220 habitants de plus à l’horizon 2030. Et pourtant on veut construire 5750 logements sur la même période ! Voir les pages 492 et 493 du rapport de présentation (1A).
Vert ou pas vert ?
On peut noter avec satisfaction que la modification prévoit la création de nouvelle activité agricole en remplacement des serres. Là où ce sera possible.
Comme écrit plus haut, on n’a toujours pas grand chose sur le vélo. Et les « parcs relais » de stationnements périphériques font doucement rire car ils ne relient pas grand chose. Mais bon, ils servent de stationnement riverain, c’est déjà ça.
D’ailleurs s’agissant de la périphérie de la ville, on apprend que c’est justement là que la nature doit être, pour affirmer les limites d’urbanisation. Une ceinture verte, pour bien construire au milieu ! N’importe quoi, il faut disséminer le tissu vert, car un maillage de réserves vertes permet d’entretenir la biodiversité.
Parcs et jardins
Voir si l’ajout des arbres ne cacherait pas la forêt de béton qui s’annonce 😉
Conclusion
Intéressons nous à ces informations publiques, et contribuons, pour faire évoluer le cadre de vie à Antibes comme nous le souhaitons collectivement. C’est la vraie politique.
Au préalable, il faut noter qu’un bon nombre de points à l’ordre du jour mettent en lumière la question du handicap. Alors si vous êtes concernés personnellement, familialement ou professionnellement, vous pourrez lire les échanges au procès-verbal de la réunion très riche en information.
Rapport de la cour des comptes sur la CASA 2 remarques bien fournies de la part du Rassemblement National et de la Gauche Unie et Solidaire. Suivies d’une première réponse passablement à coté du sujet de la part de Mr Pauget, pour dire « c’est pas de notre faute ». Quant à Jean Leonetti il apporte une réponse plus concrète sur le dépassement du budget du Bus Tram, mais ne s’attarde ni sur les observations relatives à l’augmentation des charges de personnel ni globalement sur la gestion des ressources humaines. Et de finir par laisser accroire que le rapport de la cour des comptes ressemble à des félicitations… Le rapport, tout du moins la synthèse, est à lire ici.
Annulation de la ZAC des Combes… Dernier tour officiel de rétropédalage. Car évidemment la décision de créer une ZAC (Zone d’Aménagement Concertée) en 2013, tout comme la ZAC de Marenda Lacan, préfigurait du développement urbain concerté avec les bâtisseurs privés… Mais reconnaissons que, dès 2019, la municipalité avait commencé à prendre la mesure du besoin de vert que les antibois expriment toujours plus nombreux.
L’occasion de rappeler qu’il faut s’intéresser à ce qui était planifié au PLU, tant sur ce qui a été réalisé conformément au plan, que sur ce qui a été réalisé sans avoir été planifié… Car sinon, à quoi sert donc de prévoir ?
Les plages vont se transformer L’état est en passe de concéder à nouveau pour 12 ans, la gestion des plages publiques de la commune. A date, l’enquête publique est d’ailleurs en cours. On dirait qu’il y a beaucoup de reconstruction de locaux ou de voiries, 6 millions d’euros sur les 14 millions du projet.
Résidences pour seniors Trop peu de riverains se sont exprimées à l’occasion de l’enquête publique réalisée sur la création de la résidence autonomie pour seniors à la Fontonne. Cette résidence, réalisée par ERILIA, semble devoir être considérée comme la réalisation d’un programme de logements sociaux. On aura noté une nouvelle fois que le PLU de 2019 n’avait pas vraiment prévu cet équipement, même si la zone est bien identifiée comme destinée à la mixité sociale. Apparemment la question du risque d’inondation anime le conseil… à suivre.
ERILIA récupère aussi l’hôtel du Lys, sur le boulevard Raymond Poincarré. Cette construction serait transformée en résidence pour personnes agées et/ou en situation de handicap.
Acquisition de foncier divers La ville acquiert des parcelles notamment pour élargir certaines voies. On notera que la département cède à la commune des bâtiments (ex DDE) sur l’avenue Philippe Rochat. La commune entend transformer l’espace en stockage de denrées alimentaires, voire y héberger les « restos du coeur » qui devront sortir bientôt du centre-ville (ça c’est nul).
Ville numérique, démocratie participative… Internet citoyen… la ville adhère à l’association « Villes internet » qui labellisera la ville. Une question d’affichage dirait-on.
Enfin, la ville soutient, par un don exceptionnel, la SNSM qui fait face aux coûts énormes d’une maintenance nécessaire de la vedette de sauvetage.
Le 15 Septembre, le maire Jean Leonetti se rendait sur le chemin des Combes pour présenter le projet d’aménagement « d’un vaste poumon vert de plus d’un hectare« . Ce projet apparaît comme la transformation d’un terrain autrefois agricole en zone préservée de bétonisation. Et c’est une bonne nouvelle.
Ce serait une nouvelle meilleure encore si la visite du maire le 15 Septembre ne ressemblait pas à une présentation de ce qui a été décidé « en haut lieu ». Espérons que le maire ouvrait la voie à quelques semaines de concertations avec les riverains pour qu’ils y apportent leurs idées, et finalement soit partie prenante dans la (re)définition de leur quartier. Certes, pour porter des idées pertinentes, il faut ‘vivre le quartier’, mais aussi s’intéresser, et savoir trouver des bases de réflexion.
Les données publiques sont de plus en plus riches, et ça aide à comprendre. Tout d’abord, avec l’outil Google Earth, ou geoportail.gouv.fr, il est possible de « remonter le temps » grâce au prises de vue aériennes. On y découvre que la zone a été nettoyée de toute construction. Mais ce n’est pas pour autant que de nouvelles n’y pousseraient pas. Et pourquoi pas sur la partie Ouest (serres très visibles en blanc) qui a fait l’objet d’une transaction immobilière de 4,8 millions d’euros en 2017. A suivre, surtout par les antibois qui surplombent ces espaces.
2014
2016
2018
2019
Tout aussi intéressant, l’état met aussi en ligne les PLU (Plan Local d’Urbanisme) dématérialisés. Les informations y sont visibles par couches que l’on peut retirer pour voir clair. Mais en sélectionnant une parcelle, il est possible d’extraire une fiche détaillée qui liste l’ensemble des caractéristiques de la parcelle au niveau de l’endroit pointé. On s’aperçoit par exemple qu’une partie de cette parcelle est « protégée » au titre de la « trame verte et bleue » du PLU et du patrimoine paysager. C’est pourquoi il est normal de se questionner sur les travaux qui, entre 2014 et 2018, ont ravagé cette partie protégée.
Le programme de restauration des espaces de bon fonctionnement et de réduction du risque d’inondation dans la plaine de la Brague est une conséquence directe de l’épisode tragique du 3 Octobre 2015. En filigrane il est évidemment question de l’aménagement nouveau de l’espace naturel à l’embouchure du fleuve.
Le cabinet qui est intervenu dans l’ébauche de ce programme fait des propositions qui impactent très fortement les riverains du fleuve. Notamment le camping au nord du fleuve disparaît afin de redonner à la Brague sa capacité originelle. Le député Eric Pauget laissera-t-il disparaître son camping familial ?…
Extrait du cahier des charges, travail du cabinet Merlin en 2019
Quoi qu’il advienne du camping, entre autres choses, puisque les locaux de France 3 sont concernés par la re-naturalisation de la zone, nous nous sommes laissés dire qu’un projet de port maritime serait en gestation. On a du mal à croire que cela soit compatible avec la nécessité de préserver la capacité du fleuve, et on a du mal à croire que quiconque puisse vouloir risquer d’y mettre son bateau… Mais nous on serons sans doute surpris par le fait que l’homme ou la femme avide aura toujours tendance à laisser aux générations futures le soin d’assumer les conséquences de réalisations bancales.
Le commun des hommes et femmes verra les constructions sortir de terre comme une fatalité. D’une part, par désintérêt de la chose publique, mais aussi du fait de n’avoir pas été suffisamment impliqué ou consulté par les élus et les acteurs de politique publique. Pour l’exemple, voici ce que le cahier des charges impose « un engagement pour garantir la non diffusion au « grand public » des documents de travail préliminaires aux études« .
La qualité de l’air est un enjeu de santé publique. Sans trop se poser la question de savoir qui sont les responsables de l’émission de polluants qui occasionnent des dizaines de milliers de morts prématurées chaque année en France, on se contente de contrôler la diffusion de ces gaz et particules, voire d’attaquer judiciairement les états.
Des algorithmes permettent toutefois de prévenir la population. Tout le monde peut ainsi se tenir informé grâce aux cartes de prévision. Alors quelle quantité d’ozone nous prévoit-on pour demain 3 Septembre 2021 ?
Et au fait, que nous disent les capteurs des effets de la crise sanitaire ? Entre Novembre 2019 et Juillet 2020, tous les 3e mardis du mois, les relevés moyens de dioxyde d’azote ont évolué comme montré ci-dessous. Effets flagrants de la moindre activité humaine !
Enfin, dans l’actualité, la préfecture lance une révision de plan de protection de l’atmosphère. Une enquête publique est en cours, dont les documents de base sont en ligne sur le site de la préfecture régionale.
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) n’est pas qu’une carte, mais réellement un plan qui sert à projeter la ville de demain… Faudrait-il d’ailleurs le renommer Projet Local d’Urbanisme afin que tout le monde comprenne bien l’enjeu ?
Focus sur ce qu’est la trame verte et bleue, et un exemple concret de son intérêt, ou pas…
En France, la trame verte et bleue désigne officiellement depuis 2007 un des grands projets nationaux français issus du Grenelle de l’Environnement. Elle est constituée de l’ensemble du maillage des corridors biologiques (ou corridors écologiques, existants ou à restaurer), des « réservoirs de biodiversité » et des zones‐tampon ou annexes (« espaces naturels relais »). Elle vise à enrayer la perte de biodiversité (extraordinaire et ordinaire) alors que le paysage est de plus en plus fragmenté. C’est aussi la déclinaison nationale du réseau écologique paneuropéen. Elle vise à permettre et faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces sauvages, ainsi que retrouver le « bon état écologique » ou le « bon potentiel » des eaux de surface. Code de l’Urbanisme – Articles L.113 -29 et L.113-30 Code de l’Environnement – Article R.371-21
Cette définition étant donnée, prenons l’exemple du parc de l’Estagnol autour duquel quelques constructions sortent ou tentent de sortir de terre…
Sur le plan officiel ci-contre on note que la trame s’étend à l’est du parc. On peut donc imaginer qu’il est particulièrement risqué pour les propriétaires des terrains concernés d’entreprendre des travaux dans la zone. Et qu’a fortiori la municipalité veille…
La trame verte et bleue sur le parc de l’Estagnol
En images pourtant, la transformation hallucinante de cet espace. Le terrain a d’abord été clôturé, rompant ainsi la continuité écologique. Puis le vallon, zone humide (faut-il rappeler que l’Estagnol tient son nom de l’étang qui était à cet endroit il y a encore 70 ans) a été creusé, pour être ensuite remblayé, au point de se transformer en colline (une explication ? Impossible à obtenir). En tout cas, ces terrassements qui semblent servir la réalisation du permis de construire sur l’autre partie du terrain, détruisent ce que le PLU de 2019 avait voulu préserver. D’où le titre de l’article…
En 2019, c’était un vallon
Un vallon élargi en Mars 2021
Pour devenir finalement une colline en Juillet 2021
Enfin, une magnifique vue de dessus du chantier qui déborde donc allègrement, sans contrainte, sur la trame verte et bleue.
Opensky à Valbonne, Ecotone à Antibes, et carrefour. La ceinture plus ou moins commerciale autour de l’autoroute A8 au nord d’Antibes. Pourquoi pas, mais on peut poser des questions, non ?
A quand remonte l’appel à projet qui a conduit des candidats à projeter une construction sur ces terrains ? La SCI MATCHA, présidée en nom propre par Philippe Journo fondateur de la compagnie de Phalsbourg, est une société civile immobilière au capital de 200 euros. Immatriculée en Mars 2019, cette société ne rend pas ses comptes publics. Quelles sont les garanties, notamment financières, que le projet ne serait pas stoppé en cours de réalisation ?
Alors qu’il est de notoriété publique que Sophia Antipolis, en connexion directe avec le projet, compte 30000m2 de bureaux inoccupés, alors que les constructions de bureaux se multiplient étonnamment sur Sophia Antipolis et notamment sur l’autre versant de la Valmasque, alors qu’Amadeus, qui a occupé plusieurs sites dans Sophia Antipolis, quitte ses locaux pour déplacer ses activités vers Villeneuve Loubet, laissant ainsi des milliers de m2 vides, donc à prendre, à quel enjeu répond la construction d’un complexe qui ferait croître la capacité de bureaux de 100%?
Les surfaces en jeu sont certes déjà pour partie anthropisées, mais les infrastructures existantes n’imperméabilisent pas le sol, comme le montrent les photos prises dans la cadre de la notice paysagère. Le projet induit un risque d’inondation sur la bassin versant de la Valmasque, et donc de la Brague. Les façades végétalisées nécessitent des opérations d’entretien qui peuvent représenter une gêne sonore pour les occupants. Par ailleurs, la réglementation limite la quantité d’eau d’arrosage pouvant être collectée, ce qui pose question quant à la gestion de l’arrosage de ses plantes, et leur éventuel dépérissement. A propos de la gestion paysagère, pourquoi des défrichements sont-ils déjà en cours ? 1600 places de parking pour environ 3400 personnes, dans un espace complètement intégré au réseau de transport en commun, et en cours de transformation vers la mobilité douce, est-ce bien utile ?
Selon les avis répertoriés qui émanent de différents services ou instances administratives, la perception du projet fait apparaître tantôt des commerces ou des bureaux L’analyse d’impact semble oublier le projet Opensky, proposé par la SCI Brutus au capital de 336 euros, présidée par le fondateur de la même compagnie de Phalsbourg. Ce projet est situé lui-même à 2 km sur la RD35. Le projet présenté est par ailleurs en connexion quasi directe avec le centre commercial dit ‘carrefour’ de l’autre coté de l’autoroute A8.Dans quel schéma cohérent et pérenne de répartition d’activités ce projet s’inscrit-il ?
Chacun dans leur coin, à se demander que faire de l’information selon laquelle un projet immobilier était de nouveau à l’étude sur le terrain des serres abandonnées, les riverains du chemin de Rabiac Estagnol allaient passer à coté de l’occasion de contester, mais surtout de demander à donner leur avis sur le projet.
5 niveaux au dessus, 3 niveaux sous terre, 190 logements Les uns redoutaient que leur vue relativement dégagée ne soit définitivement gâchée, d’autres pensaient au stationnement et à la circulation que les centaines de nouveaux véhicules allaient rendre plus difficiles encore, ou d’autres encore se demandaient comment les écoles allaient bien pouvoir accueillir les nouveaux enfants…
Crédit Collectif Estagnol
Une débauche d’énergie et seulement quelques euros, leur ont valu un premier article élogieux dans Nice Matin le 15 Avril. Mais les mobilisations et communications régulières ont sans permis de faire (ré)fléchir la mairie, BNP et ERILIA.
La mairie a rejeté le projet. Mais les échanges en conseil municipal du 8 juillet ne présagent d’aucune volonté de concertation pour le moment, et orientent les modifications vers la simple résolution des difficultés de stationnement.
Les riverains quant à eux montrent leur détermination à être acteurs de leur quartier, en allant même jusqu’à présenter des options d’aménagements pour ce terrain qui jouxtent le Parc de l’Estagnol.
Visitez le site web du Collectif Estagnol pour prendre exemple 😉 Affaire à suivre !
A l’ombre des arbres de la place Audiberti à Antibes…. ça c’était avant !
Et place nationale direz-vous aussi !…
Elle est longue la liste des arbres abattus ces dernières années. Il semble que cela aille de paire avec le recensement des arbres remarquables, n’est-ce pas ? On garde ceux qui ont la faveur de certains habitants, on coupe les autres.
On peut revenir sur le micocoulier du marché que les anciens avaient préservé en prenant la peine de faire passer l’arbre au travers de la structure. Abattu l’an dernier en 2020.
Mais plus récemment un vieux pin probablement centenaire, droit, majestueux, remarquablement formé, dans l’allée des cigales à la Fontonne, a été abattu. Par qui, on le sait. Mais, « dans les règles de l’art » dit cette entreprise. « Avec toutes autorisations qui vont bien« . Mais impossible d’obtenir ou trouver les documents. Et pour cause, il n’y en a besoin que dans les espaces boisés classés.
Pour le compte de qui, personne ne le dit…
Les vieux arbres sont des vieux cons. Déjà ils se sont installés là où allaient pousser des immeubles. Certains poussent même leur connerie jusqu’à n’apparaître vraiment que bien après l’achat d’une maison, pour soudainement gêner l’ensoleillement, et même projeter feuilles ou épines dans la piscine. D’autres malicieux, perdent leurs branches pour écraser des voitures. Ce qui, convenons-en, mérite la mort. Parfois même, ils tuent des passants qui prennent le grand air les jours de grand vent.
C’est évident, les arbres meurent, comme les hommes. Y aurait-il quelqu’un dans cette ville pour contribuer à une loi sur l’accompagnement des arbres en fin de vie ?
Si vous trouvez un arbres qui seraient digne d’intérêt, indiquez-le au moyen du formulaire qui se trouve sur la carte participative 🙂