Votre engagement citoyen peut dynamiser et enrichir notre ville Antibes Juan-les-Pins.
Votre expression devrait alimenter avantageusement les prises de décision pour améliorer la vie collective.
Une première rencontre, le samedi 17 janvier 2026 nous permettrait de décider ensemble des moyens pour renforcer l’impact de nos initiatives respectives au service du bien commun.
Nous profitons du moment démocratique exceptionnel de l’élection municipale toute proche pour réunir les femmes et les hommes qui s’engagent pour proposer et faire vivre leurs idées.
L’association Les Juantibois poursuit l’objectif qu’elle s’est donné à sa création en 2023 en contribuant à raviver l’engagement citoyen dans la ville d’Antibes Juan-les-pins..
Ce 21 novembre 2025, en pleine période pré-électorale, l’association publie une lettre ouverte adressée au maire d’Antibes pour demander la mise à disposition d’une salle municipale pour le 6 décembre 2025 de 14h à 17h.
Cette lettre est une demande formelle dans le but d’obtenir la mise à disposition d’une salle municipale adéquate pour un débat citoyen essentiel en pleine campagne électorale.
L’initiative vise à rassembler, dans un esprit de pluralisme et de neutralité, l’ensemble des acteurs de la vie publique locale – incluant les anciens candidats, les figures de l’opposition et les citoyens engagés – afin d’enrichir la réflexion démocratique sur les enjeux de la ville.
La situation impose à l’association de solliciter une réponse rapide pour confirmer la date et le lieu.
Entrez dans le détail des résultats du questionnaire « Antibes 2040, la ville où il fait bon vivre », proposé en fin 2024 par la mairie. Jouez avec le rapport pour en savoir davantage !
Pour rappel, nous nous sommes procuré les résultats anonymisés auprès des services municipaux, comme la loi le permet.
Alors bien plus que quelques commentaires, et ainsi aller plus loin que le maire d’Antibes dans son analyse livrée le 20 mai dans Nice-Matin, notre rapport permet à toutes et tous de prendre connaissance d’une partie des données.
Ce rapport est interactif. Il permet de croiser les données et de « raffiner » certains aspects au niveau du quartier.
Par exemple, comment les femmes spécifiquement perçoivent la sécurité globalement, et par quartier ? Quels usages des commerces, du sport, de la culture, sont fait en fonction de l’âge ? …
Attention, nul ne sait qui a répondu, et s’il y a eu des incitations à répondre. Cet exercice, bien qu’intéressant, ne repose pas sur les techniques d’instituts de sondage.
Enfin tout n’est pas dans le rapport, et c’est loin d’être parfait. Mais ce travail pourrait être celui des autorités, n’est-ce pas ?
Rejoignez-nous si vous pensez que vos compétences nous permettraient d’aller plus loin et mieux 🙂
Passez la souris ou votre doigt sur le rapport pour faire apparaitre la navigation en bas de page, et sélectionner la chapitre ou passer en plein écran.
Un peu de patience avant le chargement du rapport…
Chaque année il faut se souvenir comment on vérifie l’état de l’eau de la plage où l’on a l’intention d’aller se baigner. Comme en 2023, un exercice annuel d’information s’impose.
En 2023, tout allait plutôt bien à la fin du mois de Juillet.
Cette année, rebelotte, pour tout savoir sur toutes les plages d’Antibes (mais pas que), rendons nous donc régulièrement sur https://baignades.sante.gouv.fr/baignades/homeMap.do#a afin de se tenir informé (et pourquoi pas relayer à ses amis) de la qualité des eaux de nos plages.
Et gardons toujours en tête que le lendemain de fortes pluies, il faut éviter de se baigner. En effet, la pluie emporte avec elle vers la mer une certaine quantité de déchets et déjections, voire un partie des égouts qui débordent. Ce qui a tendance à rendre la mer impropre à la baignade…
Jusqu’à aujourd’hui, la CASA louait ses bureaux à Sophia. Le coût de la location avait fortement augmenté ces dernières années, pour atteindre plus de 1,5M€ par an ! De là à envisager d’acheter, il n’y a qu’un pas. Encore faut-il en avoir les moyens.
Comme vous pourrez le lire dans le documents joints à la décision, France Domaine avait évalué la propriété (terrain et immeubles) à environ 20M€. Mais les avis de France Domaine sont des avis… Les décideurs sont libres de négocier à la hausse ou à la baisse.
Dans le cas présent, la CASA a acheté 2M€ plus cher que l’évaluation. La lecture des documents fait pourtant ressortir un doute sur la conformité des immeubles au regard du désamiantage. A suivre… Probablement davantage pour celles et ceux qui y travaillent.
En tout cas, les 22M€ ne sortent pas du chapeau, mais de 2 emprunts fraichement contractés par le président Leonetti.
Combien de sociétés ont-elles répondu ? A part Valomed (Véolia) candidat à sa propre succession…
La gestion de nos déchets est sans aucun doute une question environnementale. Selon les choix de gestion elle peut aussi être une question d’activité économique, notamment lorsqu’il s’agit de recyclage.
Alors au-delà de Valomed, dont l’activité consiste à brûler nos poubelles plus ou moins triées pour produire de l’électricité, comment la collectivité prévoit-elle de traiter le sujet en amont ?
Et plus basiquement, quel est le plan « des antibois » et plus généralement des tous les bénéficiaires au quotidien de ce service public ? 😉
Qui veut contribuer à mettre en lumière ici toutes les initiatives locales visant à mieux gérer nos déchets, y-compris ceux des touristes ?
Enfin, n’oublions pas que le sujet est aussi une question de santé publique. L’incinérateur et les conséquences de son fonctionnement, préoccupent depuis trop longtemps nos concitoyens des Semboules.
Le parking gratuit ‘dit Bouygues’ racheté justement à Bouygues par la ville d’Antibes au début de l’année 2024, subit des transformations. La ville investit plus de 500 000 €, c’est écrit sur les panneaux.
Il n’échappe à personne que ce terrain est tout près du port. Il est même tout près des constructions prévues au fameux programme de 135 M€ d’investissements convenu en décembre 2016 entre la mairie et par Vauban 21 (CCI) délégataire et opérateur du port.
Donc est-il permis de penser que la mairie va confier l’exploitation de ce parking à Vauban 21 (CCI) ? A cette éventualité, un élu de la ville a répondu sur Facebook « Ne jouez pas au plus malin« .
Alors, ce parking restera-t-il gratuit ? Et s’il n’est pas gratuit, qui va s’en mettre plein les poches ?
Le projet Opensky, récemment renommé « Village de Sophia », serait-il un gros gâchis qui n’est que la conséquence de se passer de discuter avant d’agir ? Mais les temps changent-ils ? En serait-ce fini des « grands projets » urbains ou péri-urbains que des groupements d’intérêts proposent à des élus locaux, qui les « achètent » sans même prendre la peine de sonder les habitants. « Gros projet » veut dire « gros enjeu », y-compris pour la population, n’est-ce pas ?…. N’est-ce pas ?!
Les élus « bâtisseurs », coopérants des groupements d’intérêts, avaient peut-être pris l’habitude de la politique du fait accompli.
La saga Opensky continue. Pour un petit rappel des faits, rendez vous ici.
Alors que les associations « En toute franchise » et le GADSECA forment un recours contre le renouvellement de l’autorisation d’exploitation commerciale, devenu caduque après plusieurs années de tergiversation, la Commission Nationale de l’Aménagement Commercial (CNAC) a rendu son avis :
Pour comparaison, entre 2014 et 2024, ci-dessous :
Et pour celles et ceux que les sujets d’aménagement de territoire intéressent, selon vous, qu’adviendra-t-il d’Ecotone (autre projet de la compagnie de Phalsbourg) ?
Les commanditaires de ce « monument », à savoir le port, soutenu par la ville, et l’architecte, le défendent contre vents et marées, contre les commentaires quasiment unanimes sur l’inutilité des 2 machins.
Sans parler du coût inconnu. Mais c’est Vauban 21 qui paie. En effet, il faut bien que cette entreprise (actionnaire majoritaire CCI) justifie les 135 M€ d’euros « d’investissement » prévus au contrat de DSP…
En 2020 la crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur à la publication numérique des décisions politiques telles que les arrêtés municipaux. A Antibes Juan Les Pins, les services municipaux se sont dotés de moyens qui permettent à toutes et tous de prendre connaissance facilement des décisions des autorités locales.
Aujourd’hui on peut se réjouir d’accéder aux séances (presque) mensuelles du conseil municipal sur internet. L’idée avait été poussée par certains d’entre nous à plusieurs reprises.
Car l’affichage numérique des actes administratifs est bien une obligation légale depuis plusieurs années, et cela a été renforcé à partir du 1er Janvier 2022. Nous avons déjà écrit à propos de transparence pour Antibes Juan Les Pins.
Actes administratifs, quezaco ?
Ce sont bien entendu les délibérations prises par le conseil municipal, mais aussi les décisions du maire ou des adjoints au quotidien.
Par exemple : les arrêtés pour interdire l’accès à telle ou telle plage, pour annoncer des travaux de voirie dans telle ou telle rue, pour réglementer la vente de boissons alcoolisées sur une période donnée, les décision de contracter une dette, etc…
Pour vous faire une meilleure idée rendez-vous quotidiennement sur
En 30 secondes vous aurez un aperçu de l’action des services municipaux, et des projets et décisions de l’équipe municipales en place…
Et pour celles et ceux qui souhaitent en savoir encore plus sur la « publicité » des actes administratifs, ils peuvent se plonger dans l’exercice fastidieux que cet avocat a fait (aucun lien avec nous, mais joli travail).
La porte de France à Antibes, un bâtiment fantôme ou bien ? A part les porches sous les remparts du boulevard d’Aguillon, on ne voit pas bien ce qui ressemble à une porte dans le centre d’Antibes.
Et pourtant, tout le monde a levé les yeux devant cette bâtisse depuis la place Guynemer.
Transfigurée côté rue, pour en faire la façade d’une demeure de 13 pièces et 400m2, on se demande bien ce qu’elle a de « porte ». L’ornement nous ferait bien imaginer qu’elle puisse avoir permis jadis de la traverser, mais pour tomber sur le mur d’une autre construction ?… Ben oui.
… et non. Il fût un temps pas si lointain où l’on ne se souciait guère de préserver les marqueurs de l’Histoire.
L’Histoire est visible de l’autre côté en effet.
Photo : Site internet de la mairie
Difficile à croire qu’un tel édifice puisse se trouver dans le centre d’Antibes !
C’est l’occasion de présenter un travail remarquable réalisé par les agents municipaux des archives et de l’urbanisme qui permet à la ville de proposer un saut dans le temps lorsqu’Antibes était protégée de remparts depuis l’anse Saint Roch jusqu’au Ponteil !
Presque 3 ans plus tard, on n’a toujours pas d’idée sur la source de métaux lourds comme le plomb et le nickel qui souille l’eau d’Antibes…
Le prélèvement du 18 Mars 2024 montre toujours la pollution.
Alors que des enquêtes sont soi-disant menées pour trouver l’origine des pollutions intempestives, la municipalité a reconduit la délégation de service public de gestion du réseau d’eau potable à Veolia.
Alors que la ressource en eau est comptée et même restreinte parfois, il est conseillé aux antibois et juanais de faire couler l’eau 2 minutes avant de s’en servir ! Cela revient à gaspiller 20L d’eau environ. On imagine que l’on remplit 4 ou 5 fois une carafe d’un litre tous les jours, ça fait 100L par jour. Et pour 50 000 foyers d’Antibes ça fait 5 000 000 L, soit 5000M3. Un gaspillage équivalent à 2 piscines olympiques, chaque jour.
Certains diront qu’ils boivent des eaux en bouteille. Elle vient de là où il y a beaucoup d’eau… Un petit tour vers Volvic s’impose. On leur prend leur eau, en échange ils viennent chercher notre soleil 😉
Un autre bémol, et pas des moindres, l’actualité met en avant la mauvaise gestion des eaux en bouteille.
Bref, n’est-il pas temps de remettre la qualité de l’eau du robinet au centre des préoccupations ? Et mettre enfin l’opérateur et les décideurs devant leurs responsabilités ?
Les conseils de quartiers, vous connaissez ? Leur fonctionnement n’étant pas décrit par la loi, il revient à la municipalité d’Antibes Juan Les Pins de décider comment elle entend les mettre en oeuvre.
Les habitants sont invités à s’y inscrire. Ce faisant, les habitants peuvent contribuer au choix des améliorations de leur quartier, et sont invités à une ou 2 réunions par an.
En Février, invitation au conseil de quartier Ouest Résidentiel. Au programme : fonctionnement du conseil de quartier ! Ben tiens, allons voir !
On a d’abord rien vu, car le sujet a été balayé en 3 mots : les citoyens disent ce qu’il faut améliorer, les référents de quartiers priorisent, les services font des études et des calculs, et la mairie dit ce qui sera pris en compte.
Il a fallu poser LA question : « Il y a des référents de quartier, mais qui et comment ont-ils été choisis ? » Ah ben oui, bonne question… La salle aussi la trouve bonne.
Les référents ont donc été choisis parce qu’ils se sont montrés présents en réunion (la mairie tient à jour la liste des présents en réunion), et/ou parce qu’ils ont régulièrement apporté des réflexions sur un ou plusieurs sujets. Bonne réponse.
Prime à l’engagement. Toutefois, ne serait-il pas juste que les référents soient aussi désignés par l’assemblée de quartier sur candidature ? Le maire, les adjoints et les conseillers eux-mêmes n’ont ils pas candidaté ?… Polémique au passage : cela se saurait si les conseils municipaux n’étaient composés que de gens que le peuple a désigné parce qu’ils ont montré un engagement particulier qui a fait vibrer la majorité des électeurs…
Résultat des interventions pendant la réunion : un courrier du maire pour l’un d’entre nous. Et une inscription d’office en tant que référent pour l’autre. Mais surtout un courriel d’appel à candidature adressé à tous les membres du conseil de quartier 🙂
Bref, on fait bouger les choses ! Faites de même ! Rejoignez pour qu’on s’entraide.
Enfin, pour la culture personnelle, les ports ont aussi leur petite démocratie de proximité : le CLUPP (Comité Local des Usagers Permanents du Port). C’est comme un conseil de quartier. Alors si vous avez la chance de posséder un bateau et avez une place dans l’un des ports de la commune, demandez par écrit au gestionnaire du port en question à être inscrit au CLUPP. Cela vous permettra au moins une fois par an, d’être convié par la mairie à un exposé des budgets et prévisions du port.
« Un pic d’investissement« , c’est ce que les Antiboises et Antibois peuvent lire dans la parution du magazine de la ville. Mais ce que les Antibois ne peuvent pas lire c’est que la dette de la ville augmente aussi.
Depuis 2022 la ville présente succinctement chaque année une partie de son budget dans le magazine municipal Infoville, et c’est déjà la seconde fois qu’il est question d’un pic d’investissement.
65M€ d’investissements sont inscrits au programme de l’année 2024. Parmi les travaux mis en avant, il y a la rénovation du stade nautique pour 10M€, la requalification des plages de Juan et de la Garoupe pour 6M€, l’aménagement des Combes et Marenda Lacan pour 5M€, ou encore la maintenance des voiries pour 9M€. Or certains d’entre eux ont déjà été listés dans les éditions précédentes. Dès lors, une petite revue comparatives des publications des budgets 2022 à 2024 pourrait s’imposer.
OK, mais d’où vient l’argent ?
En 2022, la mairie assumait de vendre ses terrains, notamment pour déclencher de grands projets immobiliers. C’est le cas d’Ecotone, qui a déjà été présenté ici sur la zone des 3 Moulins. La commune fait d’ailleurs actuellement crédit à la Compagnie de Phalsbourg (encore elle, voir Opensky), en s’endettant à sa place. Etrange montage. Surtout si le projet ne voit pas le jour. Qui veut y réfléchir ? Tout autre montage, on n’en trouve pas trop de traces. Il s’agit du prêt de 32M€, ooops, de la caution, que Vauban 21 (CCI) avait mis en garantie à la ville pour la réalisation des travaux prévus dans le cadre de la délégation de services sur port Vauban. Caution que la ville rembourse doucement, mais à un rythme bien plus rapide que la réalité des travaux prévus sur le port !
Extrait CA / la part du projet Ecotone dans les comptes de la ville
D’ailleurs le maire aime répéter que les ports rapportent beaucoup d’argent. Vauban notamment. C’est écrit : depuis 7 ans, les ports ont rapporté 130 M€ de redevance à la commune. Ce qui est faux : les ports rapportent environ 16M€ par an. Allez, on n’est pas à 10 ou 20 M€ près quand il s’agit d’embellir 😉
Ce qui est vrai en tout cas c’est que les familles qui avaient historiquement un bateau, on payé bien cher ces millions d’euros : les plus privilégiés ont vu le prix de leur place de port atteindre des sommets exorbitants. Les moins privilégiés qui vivaient le port par la balade mythique sur le quai des milliardaires, en sont désormais privés !
Pour Antibes qui compte environ 75000 habitants, cela représente 2700 euros sur la tête de chacun(e). Il faudrait toutefois regarder par nombre de foyers fiscaux, environ 55000, voire par nombre de foyers fiscaux qui paient des impôts, soit environ la moitié. Cela conduit à considérer que le poids de la dette est d’environ 7000 euros par foyer imposable ! A rembourser en 12 ans…
Voyons cela autrement : ce sont à peu près 20 M€ (capital + intérêts) à rembourser chaque année. Ce qui représente environ 10% des dépenses annuelles de la commune.
Pour finir, on peut sans doute mieux faire que ces quelques lignes. La comptabilité publique est complexe. L’association recherche des bénévoles qui se sentiraient à l’aise pour « éplucher » les documents à disposition, et les comprendre avec certitude 😉
Antibes – Extrait Infoville Mars 2024Extrait du rapport d’orientation budgétaire 2024 – Antibes
Le 1er Avril 2010, sans blague, Nice Matin rapportait l’inquiétude des habitants du quartier des Semboules à Antibes qui découvraient le résultat d’une expertise que les habitants avaient cofinancée avec la Région. 14 ans plus tard, rien a changé.
Toujours inquiets en 2024, les habitants des Semboules ont obtenu une proposition du CHU de Nice pour mener une étude épidémiologique. Coût 40 000€, que la CASA pourrait financer.
Le médecin maire d’Antibes, et président de la CASA, Jean Leonetti, dit non. Après s’être appuyé sur l’hypothèse que 90% des contaminations sont alimentaires, il s’en tient maintenant au fait que la proximité des barbecues est plus toxique (et la proximité de l’autoroute aussi, pour être honnête).
Peut-être faudrait-il une étude sur les habitudes barbecue de nos concitoyen(ne)s des Semboules.
… Peut-être ne s’agit-il pas de dosage, mais plutôt d’exposition continue ?…
Enfin, au delà d’une analyse sur le futur, ne peut-on pas simplement regarder les statistiques médicales des habitants permanents des Semboules depuis 20 ans ?
La décision de rejeter la nouvelle étude est rapporté dans Nice Matin du 4 Avril 2024. A 3 jours près on aurait pu prendre cela pour une blague… A 14 ans près on aurait même pu croire que le maire d’Antibes avait pris le premier article pour une blague…
Antibes : de gauche à droite, l’incinérateur, le parc pour enfants sur l’ancienne déchetterie, et le quartier des Semboules
Aux portes d’Antibes, en direction de Sophia, celles et ceux qui transitent en voiture ont bien remarqué les défrichements. Certains les attribuent au projet de centre commercial Opensky, désormais “Village de Sophia”, dont il est question depuis plus de 15 ans.
Le projet immobilier “proposé” par la compagnie de Phalsbourg fait partie d’une série de projets dits “Opensky” que la société a vendu ici ou là avec plus ou moins de succès. Il suffit d’une recherche google pour s’en convaincre https://www.google.com/search?q=compagnie+de+phalsbourg+opensky
L’ancien maire de Valbonne Marc Daunis avait donc “acheté” le projet, signé le permis pour cet aménagement sur environ 10 hectares. C’était sans compter les recours puis les élections municipales.
Avec l’élection d’un maire écologiste, Joseph Cesaro, le projet prenait du plomb d’aile.
Sauf que la SCI Brutus (c’est le petit nom que la compagnie de Phalsbourg a donné à sa petite filiale au capital de 1000 euros créée pour gérer le projet immobilier à près de 200 millions d’euros) a eu raison de Mr Cesaro. Il fallait s’y attendre 😉
Le projet a été légèrement transformé. De Opensky, manifestement commercial, on passe à “Village de Sophia”, manifestement plus vendeur.
N’oublions pas toutefois que le président de la CASA Jean Leonetti n’est pas en reste dans l’histoire politique de ce projet. Il a lui aussi ses petits projets avec la compagnie de Phalsbourg, comme par exemple Ecotone, pour 30 000m2 de bureaux aux 3 moulins https://www.juantibois.fr/blog/2021/07/antibes/expression-libre/antibes-enquete-publique-ecotone/. Oui c’est à 2 pas du projet en question ! Qui lui même est à 2 pas du centre commercial Carrefour…
L’association MySophiaAntipolis avait été à l’origine des premiers recours contre un projet jugé insensé. Et commenté les propos de Jean Leonetti.
Aujourd’hui, les décalages du projet (qui ne sont peut-être pas étranger aux divers déboires de la compagnie Phalsbourg dernièrement) rendent un nouveau recours possible. Il est porté par l’association “En toute franchise” (Association de Défense de la préservation du Cadre de Vie et des Commerçants-Artisans) (https://en-toutefranchise.com/) et le GADSECA (Groupement des Associations de Défense des Sites et de l’Environnement de la Côte d’Azur) (https://www.gadseca.org/).
Le maire d’Antibes Juan Les Pins a eu une révélation. En lisant les livres de Roger Sue sur le secteur associatif, il a décidé de contribuer à la refonte du contrat social entre la société civile et sa représentation politique.
Il reversera désormais ses indemnités de maire et de président de la CASA aux initiatives associatives et citoyennes d’intérêt général qui constituent le corps politique dont il n’est que le mandataire.
Le Belem, dernier grand voilier de commerce français du XIXe siècle encore en navigation, a fait escale à Antibes le 23 et 24 mars 2024. Ce navire mythique, classé monument historique en 1984, a offert aux visiteurs une occasion unique de découvrir l’univers fascinant de la marine à voile.
La promesse d’un voyage dans le temps
Le Belem est un trois-mâts construit en 1896 aux chantiers Dubigeon de Chantenay. Il appartient alors à l’armement Crouan Fils, dont la flotte se spécialise dans le commerce. Le Belem a sillonné les mers du monde entier pendant plus de 30 ans, transportant des marchandises entre l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Afrique. Désormais navire-école, il permet à des jeunes de tous horizons de vivre une expérience unique de navigation et de découverte.
Le Belem est un symbole de l’histoire maritime française et un véritable joyau du patrimoine national. Sa coque en acier, ses mâts imposants et ses voiles majestueuses font de lui un spectacle fascinant qui attire les regards les plus admiratifs.
Lors de son escale à Antibes, le Belem a été ouvert au public pour des visites guidées. Les visiteurs ont pu découvrir les différents ponts du navire, admirer sa salle des machines et son équipage en action. Des animations et des ateliers pédagogiques ont également été organisés pour sensibiliser le public à l’histoire de la marine et à la protection de l’environnement.
Le Belem est bien plus qu’un simple navire. C’est un symbole de l’aventure humaine, du courage et de la persévérance. Sa présence à Antibes a été un moment fort pour la ville et ses habitants, un souvenir impérissable qui contribuera à transmettre aux générations futures l’héritage précieux de la marine à voile.
Jusqu’au 15 Avril 2024 la mairie d’Antibes Juan-Les-Pins organise une consultation sur le plan de prévention du bruit. Vous sentez vous dans une zone où les nuisances sonores méritent que la collectivité prenne des mesures de réduction ou de prévention ?
Le document à lire est assez pédagogique.
Il permet aussi de se faire une idée sur des actions, et leur coût, qui auraient contribué à la réduction du bruit dans certaines zones ces dernières années.
D’ailleurs, le constat est sans appel : création de parking, réfection des chaussées, zones piétonnes, tout porte à croire que les déplacement en véhicules sont les premiers facteurs de bruit 😉
Ceci étant, plusieurs sujets échappent au rapport.
Le florilège de bâtiments en construction génère non seulement du trafic de véhicules bruyants, mais aussi des nuisances de bruits de chantier parfois insupportables quand ils ne cessent pas pendant des heures, de 7h à 20h ! Ce qui est malheureusement permis par l’arrêté préfectoral de Février 2002. Les opérateurs de chantier peuvent éventuellement aussi prendre de mesure intelligentes.
Dans tous les cas, votre avis et idées comptent surtout pour le présent et l’avenir ! Alors prenez 30 petites minutes pour jeter un oeil à la quarantaine de pages et schémas du projet.
Antibois et touristes, ce message est pour vous ! Pour aller faire une course, il suffit souvent d’aller à pied. Ou en bus, grâce au réseau de transport en commun. Et puis on savait qu’on pouvait se garer en ville en voiture, on sait désormais stationner un vélo… carrément tendance. Dans ces 2 derniers cas, une carte des parkings de la ville s’avère être utile.
On essaiera de placer les parkings pour 2-roues, car il y en a aussi.
La carte interactive propose aussi les emplacements des bornes de recharge pour véhicules électriques. Emplacements gratuits d’ailleurs.
Et justement, la carte ne montre que les lieux de stationnement gratuits.
Pour avoir une mer propre, il faut des plages propres, et évidemment une ville propre. Et le contraire aussi… Dans tous les cas il faut espérer que personne ne doute que les déchets laissés derrière soi, voire jetés parfois 🙁 terminent à la mer, soit emportés par les eaux de pluie, soit soufflés le vent. Mais où sont donc les poubelles à Antibes ?…
Est-ce qu’une carte des endroits où l’on peut jeter ses déchets à Antibes Juan Les Pins servirait à réduire le geste ultime qui conduit à se débarrasser salement d’un “truc” encombrant, faute d’avoir trouvé le bon endroit où le déposer… 😉
Ce serait super. Et c’est aussi aider les bénévoles qui parfois prennent de leur temps pour corriger les petits défauts de la nature humaine. Cliquez sur la carte pour la rendre interactive.
Gérer ses déchets, trouver les poubelles à Antibes
Après avoir recensé des arbres, et en avoir coupé d’autres, voilà que la ville replante. Et c’est tant mieux.
L’illustration de cette publication est volontairement peu flatteuse. Prise en hiver, les feuillus de la place De Gaulle, sont peu visibles. Ils poussent, depuis la bétonisation de la place. En tout cas ce lieu de passage et de vie, défraie la chronique, tantôt pour éviter le béton, tantôt pour éviter les oiseaux…
Encore faudrait-il que ces arbres protecteurs contre les rayons du soleil et la chaleur, soient plantés là où il faut. Encore faudra-t-il qu’ils soient plantés avec suffisamment de substrat pour s’enraciner correctement et pour avoir la possibilité d’aller chercher l’eau au plus profond.
Sans quoi ils mourront…
A bien regarder d’en haut, Antibes est une ville plutôt arborée. Les résidences des hauteurs ont toutes un espace vert. Les arbres ne sont pas rares le long des rues.
Pour autant, l’impression voire le constat que le centre ville est de moins en moins vert est fréquemment le sujet de débats. Des arbres sont coupés là où ils procuraient pourtant un peu d’ombre en pleine ville lorsque le soleil est au zénith. Le mouvement imperceptible de leurs branches ou feuillages, les vols ou chants d’oiseaux vivifiaient sans doute l’immobile immobilier en pierres ou béton…
Alors selon vous, où ne faut-il pas couper les arbres, et où faut-il en planter ?
L’esplanade du 11 Novembre à Antibes, grand espace vert sur le port Vauban, était menacée d’être transformé en parking semi-enterré… Une pétition avait circulé en 2020. Sur fond de cafouillage, la pétition était sans doute gagnée d’avance.
Car c’était écrit dans la délibération du conseil municipal du 12 Juillet 2019…
« Par arrêté préfectoral du 16 novembre 1987, l’État en a ainsi transféré gracieusement la gestion, sans durée, afin de réaliser un aménagement routier des abords du port Vauban (pour une superficie de 14 650 m²) et des trottoirs et jardins aménagés en espaces publics (pour une superficie de 14 860 m²), à l’exclusion de toute installation commerciale…«
Certes, le conseil avait voté en 7 septembre 2018, « pour le retrait de la parcelle de 14 860 m² du transfert de gestion initial de 1987, et, pour un nouveau transfert à l’euro symbolique, toujours en cours, afin de l’affecter au service public portuaire concédé à la SAS VAUBAN 21 et lui permettre de réaliser son projet de parking souterrain. Les limites du domaine portuaire concédé à ce délégataire du service public portuaire par délibération n°3003-16 du 17 décembre 2016 sont inférieures aux limites citées de 1984, car strictement limitées aux quais et terre-pleins.«
Eh oui, au moment de l’attribution de la délégation de service public à Vauban 21 en décembre 2016, rien ne permettait d’envisager les travaux de parking à 20M€ ! Et donc qu’il a été question de corriger l’erreur après coup en 2018. L’état aurait-il refusé la transaction qui devait affranchir de la contrainte ? « Nos élites » ne le diront pas. Certains aimeront dire qu’ils ont entendu les citoyens…
Est-il utile d’ajouter qu’il était question de creuser dans le port antique d’Antibes. A cette lecture, il est facile d’imaginer que le chantier serait impacté par les vestiges qui seraient remis au jour.
Par décision du 25 Juillet 2023, et manifestement suite à décision du tribunal administratif du mois de Mai 2023, la commune modifie le règlement de l’accès au plages en laissant clairement le droit de passage, voire de place de baignade le long des plages « privées » (elles ne sont pas privées : l’exploitation est déléguée moyennant une rémunération pour la ville).
Au fait, qu’est ce que la « laisse des eaux » ou plutôt la « laisse de mer » ?
Du verbe « laisser », ce que la mer laisse. Au mieux ce ne sont que des déchets organiques, qui sentent parfois mauvais lorsque les fameux sabots de Venus s’échouent au printemps. En tout cas, par ces rejets, la mer en dit trop souvent long sur notre je-m’en-foutisme, ou plutôt celui des autres d’ailleurs 😉 …
Du plastique dans la laisse de mer ? Ne l’y laisse pas ! Aucun risque c’est propre vu que ça a été lavé par la mer…
Un site toujours incontournable pour qui veut savoir dans quelle eau il ou elle va se jeter pour tenter de se rafraîchir à la plage. Zoom sur Antibes où la qualité des eaux de baignade semble s’être améliorée par rapport à 2022. Jusque à maintenant.
Par exemple, en 2022, la plage de la Gravette a été affectée par des pollutions diverses, notamment la présence de e-coli.
Le problème reste que l’analyse n’est rendue publique que plusieurs jours après la collecte.
Et même il arrivait souvent avant 2021 que les pollutions ne donnent même pas lieu à fermeture des plages impactées (bien souvent la conséquence de fortes pluies qui conduisent à « nettoyer » les voiries dont une partie finit en mer…). C’est ce qui avait amené à faire la promotion du site web d’information sur la qualité des eaux de baignade.
En cet été caniculaire, qui préfigure sans doute ceux à venir, qui aimerait pouvoir se promener à l’ombre des arbres d’un parc urbain ? Et pourtant les espaces boisés sont interdits entre le 18 Juillet et le 3 Septembre !
Certains applaudiront cette mesure de sécurité pour ne pas voir un feu se déclarer aux portes ou au sein de la ville par le fait de l’inconscience de certain(e)s.
D’autres pourront dire que les incendies nés de l’inconscience de certain(e)s ne sont pas un risque nouveau. Et qu’il serait peut-être temps de mettre en oeuvre tous les moyens de prévention et de défense nécessaires pour préserver les accès à des espaces qui participent de la qualité à toute époque de l’année, y-compris pour les touristes.
Une idée : former des agents pour accompagner des patrouilles de citoyens bénévoles
Braver l’interdit, une bien belle leçon d’exemplarité, à l’heure ou justement les uns et les autres se plaignent du non respect de ceci ou du non respect de cela…
L’exemplarité aurait été de contester l’arrêté. C’est la loi. Dès lors, pourquoi ne le font-ils pas ?…
Bref, une question se pose tout de même sur le fond : combien de m3 d’eau sont consommés chaque année par les douches installées sur les plages ? Si le calcul n’est pas fait ça serait bien de se donner les moyens de pouvoir le faire l’an prochain. Merci.
Un titre qui ramène les plus vieux antibois dans les années 1970. Les habitants les plus récents quant à eux, ignorent que quasiment toutes les plages d’Antibes sont artificielles. Leur construction a fait gagner plusieurs hectares de terrain sur la mer.
C’est à l’aide de clichés photographiques disponibles sur le site de l’IGN https://remonterletemps.ign.fr, que l’on peut tirer le fil de l’histoire du tourisme à Antibes Juan les Pins.
Plages de galets ou bien rochers
Les clichés aériens les plus anciens montrent les plages de galets, comme au fort carré. Celle-ci reste préservée dans son état naturel encore aujourd’hui.
La plage du fort carré en 1920
Juan-les-pins, station balnéaire
C’est sur les rives de Juan-les-pins que l’aménagement des plages de sable commence dans les années 1920.
Une vue magnifique de Juan-les-pins et Antibes en 1920, l’embarcadère en premier planEn 1926, plages de galets ou de sable ?1951, les plages (et l’hôtel Provencal en enfilade)En 1964 on distingue très bien les enrochements et les bandes de sable sur le littoral
Dans les années 1960, l’activité s’étend en direction du cap d’Antibes, avec notamment la construction de port Gallice et des enrochements qui permettent de créer 2 nouvelles plages.
En Août 1967, le port Gallice et le port du Crouton, ainsi que leur plage respective
Coté Antibes, la Salis d’abord, et la plage du Ponteil bien plus tard !
Du coté d’Antibes, en 1929, on n’a guère que l’anse Saint Roch pour faire trempette entre la vieille ville et le fort carré. Ou bien au sud, vers l’Ilette, le long de la route qui mène au cap.
1929, la route ‘touche’ la mer depuis le square Albert 1er jusqu’à la plage du Bacon
En 1964 la plage de la Salis est créée et séparée du petit port par une digue, permettant d’ailleurs d’agrandir ce port. La future plage du Ponteil reste une zone abri accueillant quelques petit bateaux.
1964, la plage de la Salis, et le petit port
Ce n’est qu’en 1980 que la plage est créée au Ponteil !
En 1981, la plage du Ponteil en chantier.. et en 1982, les premiers baigneurs et le parking plus sauvage qu’aujourd’hui
Et la plage de la Gravette bon-sang ?!
Non, ce n’est pas la plage antique d’Antibes… Pour preuve ce cliché aérien de 1920.
En 1920, séchage de linge sur l’esplanade de la Gravette… pas de plage !
La plage de la Gravette est créée à l’occasion de la construction du port Vauban en 1970. Les matériaux extraits par dragage du port étaient rejetés à la Gravette, y-compris les restes des épaves des navires qui gisaient dans l’anse depuis des siècles.
1970, la grande Gravette et la petite Gravette sont créées
Les fameuses plages de la Garoupe et des Ondes étaient-elles des plages ?
Comment oublier les 2 plages que certains considèrent les plus belles plages d’Antibes ?
En 1954, l’anse de la Garoupe, et sa toute petite plageEn 1959, y a-t-il du sable sur l’actuelle plage des ondes ? A gauche on distingue le petit port abri de l’Olivette
Du sable qu’il faut remettre régulièrement, et qu’il faut trouver quelque part
Selon France TV, « A Antibes, en 2021 la facture d’engraissement des plages s’élève à 200.000 euros à la charge de la commune. Il y a 4 ans, c’était 50.000 euros.«
Enfin, à défaut de considérer que les plages de sable sont un « must-have », et qu’on peut donc les laisser disparaître, la question de l’approvisionnement en sable se prépare à l’aide d’études géologiques sous-marines (http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-56602-FR.pdf) . Il est en effet peut-être préférable de « faire revenir » le sable depuis la mer, plutôt que le faire venir par camion.
Extrait d’une étude commandée au BRGM (bureau de recherche géologique et minière) en 2008
Lorsque vous vous baignez sur les plages d’Antibes, lavez vous en sortant de l’eau ! C’est ce que suggère le fait que malgré l’état de crise sécheresse, les douches de plage continuent de fonctionner.
« Sur les plages, la Ville rappelle qu’elle a déjà pris un certain nombre de mesures pour limiter la consommation d’eau avec le changement des têtes de douches par des modèles de têtes économiques. De plus, les boutons-poussoir ont tous été réglés par nos services au minimum pour restreindre le volume d’eau utilisé. Pour des raisons sanitaires évidentes, la Ville maintient l’usage des douches sur ses plages publiques. » (https://www.antibes-juanlespins.com/toute-l-actu/crise-secheresse)
Qui connaît les raisons sanitaires évidentes ? tic tac tic tac…. Toujours pas trouvé ? Réfléchissez voyons… Toujours pas ? Moi non plus.
Serait-on plus plus idiots que nos élus et décideurs ? Ou bien nos élus et décideurs auraient-ils juste en tête de nous faire penser qu’ils sont plus intelligents que nous, et qu’on doit les laisser faire. Et surtout sans demander d’explication.
Encore une chose : réfléchissons aux arguments fallacieux qu’on entend et qu’on lit tous les jours : « on a tous compris que », « les antibois savent bien que », « il est évident que », « bien évidemment »… Une piste : https://www.google.com/search?q=la+rhetorique+de+l%27evidence
** RAPPEL des mesures pour les particuliers (extrait de l’arrêté préfectoral) **
2 places pour les bateaux de Bill Gates (dont l’une « détruit » 5 postes).
Aujourd’hui
Demain
Ces travaux étaient-ils prévus au contrat de délégation de service public ? Bien sûr que non, mais on s’en fout, non ?
Signer des contrats pour la bonne forme, et puis en faire ce qu’on veut. Tant que les gens ignorent ou regardent faire…
Et à Antibes, on regardent plutôt faire, notre bon maire… A moins que tout le monde préfère se taire…
Alors, le quai des milliardaires définitivement privé et inaccessible ? Un bon pote me disait « Quand tout sera privé, on sera privé de tout ! ».
Pour rappel, la liste des travaux prévus par le contrat signé en 2017 et revu en 2019. Concernant le quai des milliardaires : on dirait qu’on n’a toujours pas trouvé les 0,8M€ nécessaires à la création de la promenade sur la digue… Mais on a trouvé 12M€ pour la démolition et reconstruction de la capitainerie IYCA (contre 8 au départ…), et maintenant 7M€ pour tout autre chose.
Monsieur le maire, […] 1- Vous disiez en conseil municipal “avoir un bateau dans le port Vauban n’est pas essentiel à la vie, c’est un luxe”, avez-vous le même avis concernant l’accès au quai des milliardaires ? 2- Avez-vous signé en 2017 un arrêté municipal interdisant l’accès au quai des milliardaires, qui fait partie du domaine public ?
C’est en ces termes qu’une lettre cosignée par 200 personnes interrogeait le maire Jean Leonetti à propos de la délégation de service public du port Vauban.
Concernant la fermeture du fameux quai, voilà donc ce qu’il écrit : « Suite à un courrier de saisine initiale de Monsieur le Préfet en date du 15 février 2016, l’Autorité portuaire a dû lancer une réflexion en matière de sûreté portuaire. A ce titre, le Quai Camille Rayon a été naturellement identifié, dès le lancement de l’audit portant sur la sûreté portuaire, comme zone sensible, confirmée dans le rapport d’évaluation de sûreté en date du 28 juin 2019, et a donc été classé, in fine, ZNLA (Zone Non Librement Accessible) au titre d’une réglementation internationale. La fermeture de ce quai est donc uniquement liée à des mesures de sûreté qui s’imposent désormais à la Ville, dans le cadre d’un Plan de Sûreté Portuaire approuvé par la Préfecture le 20 mai 2020. »
Comment lire cette réponse ?
1- « le Quai Camille Rayon a été naturellement identifié, dès le lancement de l’audit portant sur la sûreté portuaire, comme zone sensible »
Naturellement… un adverbe qui en dit long. Un synonyme de « bien évidemment » trop souvent utilisé par les dirigeants pour éviter de donner quelque explication que ce soit.
2- « La fermeture de ce quai est uniquement liée à des mesures de sûreté qui s’imposentà la Ville«
Or l’article R5332-29 du code des transports dit « Le plan de sûreté est approuvé, après avis de l’autorité portuaire, par un arrêté du représentant de l’Etat dans le département qui détermine les restrictions apportées à sa publicité.«
Alors, la mairie, autorité portuaire, n’a visiblement pas levé d’objection suffisante, si elle l’a fait… Elle a bien, elle-même, autorisé la fermeture du quai des milliardaires.
Bref, il n’empêche que le maire ne répond pas à la question : où est l’arrêté municipal qui interdit l’accès depuis l’été 2017 ? D’ailleurs comme le montre le reportage, il n’y avait pas d’affichage légal pour expliquer l’interdiction.
Alors, qui veut continuer à creuser le sujet pour trouver le plan de sûreté qui explique sans doute pourquoi le quai est « naturellement » fermé ?
Le quai des milliardaires est fermé depuis l’été 2017, année à laquelle la mairie a confié la gestion du port Vauban à la société Vauban 21, filiale de la CCI Nice Côte d’Azur. Et pourquoi hein ? C’est ce que nos amis touristes se demandent aussi, alors que le quai, inauguré en 1986, permettait depuis 30 ans, hiver comme été, tantôt une promenade, tantôt un jogging, tantôt une partie de pêche, tantôt une rêverie…
Alors pourquoi bon sang !?
Vous allez voir que c’est injustifié. Tout du moins les motifs restent inconnus, introuvables officiellement… Et il est temps de poser des questions…
Un quai très large, une cohabitation de 30 ans sans problème, et soudain, trop de circulation pendant les festivals et évènements d’été, c’est un danger pour les promeneurs dixit la CCI interrogée en 2017.
Un danger qui perdure l’hiver suivant, puis l’été suivant, comme expliqué sur France 3. En attendant, la patience voudra que l’on croie au projet de création d’une promenade sur la digue, dont on peut penser que vélos et tricycles seront probablement exclus.
Alors les suppositions vont bon train en commentaires sur les réseaux sociaux ou sites de tourisme. Et sur les quais du port Vauban aussi. Les uns parlent d’abord d’une décision prise après qu’un gardien du port a été agressé. D’autres disent que les milliardaires eux-mêmes ont demandé leur intimité. Des mauvaises langues disent aussi que le quai serait fermé pour tenter de faire revenir les milliardaires qui désertaient le quai dès 2017, en leur offrant un espace privé (cette hypothèse méritera quelques recherches intéressantes).
… Eh bien oui, sans information publique, que croire ?
Peut-être croire que la fermeture est la conséquence de l’attentat de Nice en 2015. Ahhhh… une piste valable ?
C’est l’hypothèse la plus crédible qui se répand sous l’acronyme « ISPS » : respecter le code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires. Cette réglementation consécutive aux attaques terroristes du 11 Septembre 2001 précise en effet comment les infrastructures portuaires qui accueillent des navires à passagers doivent être sécurisées.
Garantir la sécurité des navires de services, et permettre à leur passagers d’embarquer et de débarquer en toute sécurité. C’est bien le sens de la demande adressée le 15 Février 2016 par la préfecture à la mairie dans le cadre du rapport d’évaluation « Confidentiel sûreté » de l’infrastructure portuaire.
Mais alors, si le quai des milliardaires est la zone ISPS du port, les croisiéristes devraient transiter sur le quai des milliardaires ! Et pourtant, ne font-ils pas la navette avec leur paquebot depuis le quai en face de la grande roue ? Du coup on aurait une zone ISPS éphémère (et tout de même assez vulnérable…) parce que la zone ISPS prévue est inutilisable pour des raisons obscures…
Zone ISPS éphémère du port Vauban
Voilà, on a fait le tour des suppositions, mais elles restent suppositions. On n’est pas très avancé sur ce qui a motivé la fermeture de ce quai. Les raisons restent vraisemblablement dans la tête de celui ou celle qui l’a décidée… Cette personne semble-t-elle ignorer qu’entre suppositions et suspicions il n’y a qu’un pas ?
Quoi qu’il en soit vous avez des questions, n’est-ce pas ?
1- Est-ce donc la mairie qui a fermé le quai ? OUI, ce n’est pas la CCI.
Car il est bien clair que l’autorité portuaire est la ville comme l’indique bien la lettre de la préfecture ; ce n’est pas le délégataire de services (en 2016 toujours la SAEM Port Vauban). Dès lors il ne peut revenir au délégataire en place (depuis 2017, Vauban 21) de décider seul de fermer l’accès au quai.
Ce quai, comme tous les autres, reste et restera dans le domaine public. Quand bien même la gestion du port est déléguée, la circulation y reste sous l’autorité de la ville. Ainsi toute interdiction de circulation doit être édictée par un arrêté municipal.
Demandé à maintes reprises à la mairie et à la préfecture, personne n’a trouvé cet arrêté. Pas d’arrêté, pas de décision administrative… N’est-il pas difficile de contester une décision non prise ?? Malin.
Pour finir, le quai des milliardaires est actuellement fermé pour une bonne raison : des travaux. Et devinez quoi : il y a un arrêté municipal cette fois-ci, affiché devant la grille d’accès au quai. Interdiction d’accès du Lundi 1er Février 2021 au 20 Avril 2023.
Arrêté municipal 21 – 231
Vous aussi prenez le temps de chercher l’information, ne serait-ce qu’une heure par semaine.
Dans l’histoire d’Antibes, l’utilisation de l’anse Saint-Roch, devenue le port Vauban, est évidemment essentielle.
Cet article d’une association de défense des usagers du port Vauban, retrace en image les évolutions qui ont transformé le port d’Antipolis il y a 3000 ans en celui que l’on connaît aujourd’hui. La question de base concerne le financement de cette infrastructure. Car son évolution récente, par un projet affiché à 135 M€ d’investissements sur 25 ans, et une manne financière de plus de 300 M€ pour la ville sur la même période, saigne les petits plaisanciers notamment…
A la lecture des délibérations par lesquelles les conseils municipaux ont décidé des évolutions du port, on se rend compte qu’elles sont plus simples, plus concrètes, plus intelligibles. Les délibérations de nos jours sont presque illisibles. Volontairement ?…
Tant et si bien que, alors que le projet d’évolution date de 2016, la grande majorité des Antibois ne savent même pas à quoi ressemblera la fameux port qui fera l’histoire d’Antibes au 3e millénaire…
La première modification du PLU d’Antibes Juan les Pins approuvée en 2019 fait l’objet d’une enquête publique à laquelle tous les citoyens peuvent participer en envoyant leurs observations avant le 15 Novembre 2021 au commissaire enquêteur à l’adresse modif1plu-pda@ville-antibes.fr.
Mais enfin, avant de pouvoir faire de quelconques commentaires sur un document, il faut savoir lire, voire déchiffrer 😉 C’est l’objectif de cette publication. Et c’est vraiment pas trop compliqué !
L’enquête publique permet d’informer les personnes concernées, de garantir les droits des propriétaires et de favoriser la discussion sur le projet.
Les documents se trouvent ici sur le site de la mairie. Les pièces principales dans l’onglet « Pièces PLU » sont accompagnées dans d’autres onglets des avis et observations déjà communiqués au commissaire enquêteur.
Un onglet Pièces PDA est relatif à un volet particulier de cette modification : la commune crée 4 Périmètres Délimités des Abords, qui formalise la protection autour de certains bâtiments historiques.
Où trouver quoi ?
Le rapport de présentation (1A) fait presque 1000 pages, qui explicitent en détails toutes les modifications et leurs justifications.
Le rapport de présentation des modifications (1B) est moins volumineux en ce sens qu’il ne reprend que succinctement les modifications apportées depuis la révision du PLU approuvée en 2019.
Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (2) édicte de manière synthétique les grandes lignes expliquées dans le rapport de présentation.
Les Orientations d’Aménagement et de Programmation (3) synthétise les projets d’aménagement que la municipalité considère comme « à enjeux », à savoir Saint Maymes, les 4 Chemins, Jules Grec, et l’ancienne zone des pétroliers entre la voie ferrée et le port.
Le règlement (4) est le document technique qui définit les règles d’urbanisme applicables zone par zone, ainsi que les protections naturelles et architecturales. Les règles d’urbanisme sont notamment les hauteurs de construction, les reculs par rapport à la voirie, etc.
Un plan de zonage général (5) est accompagné de plusieurs plans « zoom » sur des quartiers.
La liste des emplacements réservés et des servitudes d’urbanisme (6) reprend en détail les projets de construction et les modifications de voirie.
Mais sans aller trop loin, on peut aussi évoquer le Plan de Prévention des Risques Inondation (7C) ou encore règlement local de publicité (16 et 16A) qui édicte les règles en terme d’affichage publicitaire sur le territoire.
Les documents sont nombreux. Mais la complémentarité des intérêts (et des centres d’intérêt) de chacun devrait pouvoir permettre des observations sur tous les sujets sur tout le territoire.
Revenons aux cartes d’Antibes car tout peut partir de là si tant est qu’on sait lire une carte.
Lire une carte donne déjà beaucoup d’informations utiles
Alors, que lire sur cet extrait de carte ci-dessous ?…
Tout le monde aura reconnu le port et le fort carré sans même penser savoir lire une carte 😉 Cet extrait du plan (5) couvre du Nord au Sud, l’entrée de la ville par la plage du fort carré au pont de la voie chemin de fer. Et d’Ouest en Est, du cimetière de Rabiac au port.
Le plan est jalonné de codes noir (UF, Nc, UDb, UEd3, etc) qui sont des zones. Chaque zone à des règles d’urbanisme spécifiques qui sont décrites dans le règlement (4).
Des pastilles roses à proximité des zones quadrillées, par exemple « 202, CO » à coté d’Anthéa, correspondent à des emplacements que les collectivités telles que la ville (CO), la CASA (CA), le département (DE), ont réservés pour des projets particuliers. Ce sont notamment des logements ou des voiries. Les détails sont dans la liste des emplacements réservés et des servitudes d’urbanisme (6).
Les étoiles brunes et les points verts correspondent respectivement à des bâtiments remarquables et à des arbres remarquables.
Voilà pour ces quelques éléments qui sont tout à fait exhaustifs dans la légende du plan de zonage général (5).
A nous de jouer !
Cliquez pour agrandir
Pour jouer un peu le jeu de découvrir ce qui se trame, mais sans être exhaustif, regardons un peu le plan ci-dessus, qui montre plusieurs choses. La commune entend créer une voirie qui traversera la voie de chemin de fer au niveau du parking du fort carré, mais c’était déjà la cas en 2019. On remarque aussi un grand emplacement réservé au sud du cimetière de Rabiac, qui correspond à la réalisation d’un équipement urbain de rétention d’eau, et qui correspond aussi à des expropriations. Et c’était déjà le cas en 2019. Mais on n’a toujours rien sur ce qu’il s’est passé au niveau des anciennes serres municipales (Château Salé), où est apparu un projet immobilier sans jamais qu’on ait pu le prévoir ! On note enfin, et enfin (!), que les arbres protégés apparaissent.
Eh bien, maintenant que vous savez comment survoler le PLU, à vous de jouer ! Qu’allez vous découvrir autour de chez vous dans le PLU d’Antibes ? 🙂
Se pose dès lors la question du chemin qui longe l’anse de l’argent faux, dite aussi ‘baie des milliardaires ».
On se souvient que le sentier autrefois fermé d’une grille au niveau de la plage de la Croë, a été prolongé après que la commune ait pris possession de la villa Eilenroc, héritée de Mrs Beaumont. Le sentier fait depuis le tour de la villa pour rejoindre la petite plage de galets dite « des milliardaires ». Mais il s’arrête là. Nouvelle grille.
Promenade littorale autour du cap interrompue, on ne peut la reprendre qu’à l’entrée de la batterie du Graillon, futur Espace Mer et Littoral en cours d’aménagement. Mais pour y arriver il faut « entrer dans les terres » en empruntant d’abord l’avenue Mrs Beaumont. Voie étroite et sans issue, ou piétons et véhicules cohabitaient depuis fort longtemps… En Juillet 2021 toutefois la municipalité a décidé de répondre favorablement à la demande de la vingtaine de riverains.
La question brûle les lèvres : la municipalité aurait-elle dans l’idée de prolonger le « sentier du littoral » par l’intérieur des terres ?
En tout cas c’est désormais bien à pied qu’on rejoint le Boulevard Kennedy, pour s’apercevoir assez vite que ce dernier est absolument inadapté aux piétons. 10 à 15 minutes à croiser des voitures, ça passe l’envie.
Cap d’Antibes, porte close…
Point de l’Ilette, patrimoine inaccessible
Décidément, la langue française nous joue des tours. Les choses que nous qualifions communément « des milliardaires » finissent par appartenir définitivement aux milliardaires. A ce sujet aussi « Pour la réouverture du quai des milliardaires« … 😉
Le 15 Septembre, le maire Jean Leonetti se rendait sur le chemin des Combes pour présenter le projet d’aménagement « d’un vaste poumon vert de plus d’un hectare« . Ce projet apparaît comme la transformation d’un terrain autrefois agricole en zone préservée de bétonisation. Et c’est une bonne nouvelle.
Ce serait une nouvelle meilleure encore si la visite du maire le 15 Septembre ne ressemblait pas à une présentation de ce qui a été décidé « en haut lieu ». Espérons que le maire ouvrait la voie à quelques semaines de concertations avec les riverains pour qu’ils y apportent leurs idées, et finalement soit partie prenante dans la (re)définition de leur quartier. Certes, pour porter des idées pertinentes, il faut ‘vivre le quartier’, mais aussi s’intéresser, et savoir trouver des bases de réflexion.
Les données publiques sont de plus en plus riches, et ça aide à comprendre. Tout d’abord, avec l’outil Google Earth, ou geoportail.gouv.fr, il est possible de « remonter le temps » grâce au prises de vue aériennes. On y découvre que la zone a été nettoyée de toute construction. Mais ce n’est pas pour autant que de nouvelles n’y pousseraient pas. Et pourquoi pas sur la partie Ouest (serres très visibles en blanc) qui a fait l’objet d’une transaction immobilière de 4,8 millions d’euros en 2017. A suivre, surtout par les antibois qui surplombent ces espaces.
2014
2016
2018
2019
Tout aussi intéressant, l’état met aussi en ligne les PLU (Plan Local d’Urbanisme) dématérialisés. Les informations y sont visibles par couches que l’on peut retirer pour voir clair. Mais en sélectionnant une parcelle, il est possible d’extraire une fiche détaillée qui liste l’ensemble des caractéristiques de la parcelle au niveau de l’endroit pointé. On s’aperçoit par exemple qu’une partie de cette parcelle est « protégée » au titre de la « trame verte et bleue » du PLU et du patrimoine paysager. C’est pourquoi il est normal de se questionner sur les travaux qui, entre 2014 et 2018, ont ravagé cette partie protégée.
Le programme de restauration des espaces de bon fonctionnement et de réduction du risque d’inondation dans la plaine de la Brague est une conséquence directe de l’épisode tragique du 3 Octobre 2015. En filigrane il est évidemment question de l’aménagement nouveau de l’espace naturel à l’embouchure du fleuve.
Le cabinet qui est intervenu dans l’ébauche de ce programme fait des propositions qui impactent très fortement les riverains du fleuve. Notamment le camping au nord du fleuve disparaît afin de redonner à la Brague sa capacité originelle. Le député Eric Pauget laissera-t-il disparaître son camping familial ?…
Extrait du cahier des charges, travail du cabinet Merlin en 2019
Quoi qu’il advienne du camping, entre autres choses, puisque les locaux de France 3 sont concernés par la re-naturalisation de la zone, nous nous sommes laissés dire qu’un projet de port maritime serait en gestation. On a du mal à croire que cela soit compatible avec la nécessité de préserver la capacité du fleuve, et on a du mal à croire que quiconque puisse vouloir risquer d’y mettre son bateau… Mais nous on serons sans doute surpris par le fait que l’homme ou la femme avide aura toujours tendance à laisser aux générations futures le soin d’assumer les conséquences de réalisations bancales.
Le commun des hommes et femmes verra les constructions sortir de terre comme une fatalité. D’une part, par désintérêt de la chose publique, mais aussi du fait de n’avoir pas été suffisamment impliqué ou consulté par les élus et les acteurs de politique publique. Pour l’exemple, voici ce que le cahier des charges impose « un engagement pour garantir la non diffusion au « grand public » des documents de travail préliminaires aux études« .
La qualité de l’air est un enjeu de santé publique. Sans trop se poser la question de savoir qui sont les responsables de l’émission de polluants qui occasionnent des dizaines de milliers de morts prématurées chaque année en France, on se contente de contrôler la diffusion de ces gaz et particules, voire d’attaquer judiciairement les états.
Des algorithmes permettent toutefois de prévenir la population. Tout le monde peut ainsi se tenir informé grâce aux cartes de prévision. Alors quelle quantité d’ozone nous prévoit-on pour demain 3 Septembre 2021 ?
Et au fait, que nous disent les capteurs des effets de la crise sanitaire ? Entre Novembre 2019 et Juillet 2020, tous les 3e mardis du mois, les relevés moyens de dioxyde d’azote ont évolué comme montré ci-dessous. Effets flagrants de la moindre activité humaine !
Enfin, dans l’actualité, la préfecture lance une révision de plan de protection de l’atmosphère. Une enquête publique est en cours, dont les documents de base sont en ligne sur le site de la préfecture régionale.
Les demandes d’autorisation de permis de construire sont une données publiques. La liste doit être affichées en mairie d’Antibes. En ce mois d’Août, pour la première fois, nous avons localisé les emplacements des demandes des habitants et des autorisations délivrées par la mairie. La carte ci-dessous est le résultat de ce travail.
Mi-Août, et on est informé que l’eau potable à Antibes, entre autres villes, est chargée en plomb et nickel. Le message du contrôle est clair « Eau présentant un excès de nickel et de plomb au niveau du point de prélèvement. Une enquête est diligentée pour déterminer l’origine du nickel et du plomb et pour remédier à son relargage. Dans l’attente des résultats de l’enquête, il est recommandé de faire couler l’eau 2 minutes avant toute première utilisation.«
Mais dîtes, il date de quand ce contrôle ? Jugez par vous-mêmes… Oui, du 28 Juin, comme le montre l’extrait ci-contre !! Grrrrrrr.
Ceci étant, les analyses postérieures semblent montrer que le problème était passager. A suivre…
EDITION le 18 Septembre 2021: Levée de l’arrêté préfectoral, annoncé par la mairie, mais les valeurs des prélèvements du 7 Septembre montrent toujours des anomalies.
EDITION le 31 Août 2021: Des contrôles ont été fait le 16 Août, comme Véolia écrit sur le site eau-services.com (ci-dessous). A date, aucun résultat n’est publié sur orobnat depuis le 19 Juillet.
Service de l’eau potable des communes de Antibes, Biot, La Colle-sur-Loup – Point de situation au 20 août 2021
Ces dernières semaines, des analyses ont montré des dépassements des valeurs réglementaires en nickel et en plomb en différents points du réseau d’eau potable sur les communes d’Antibes, Biot et La Colle-sur-Loup.
Les investigations immédiatement menées ont démontré que ces non conformités – qui apparaissent seulement en premier jet c’est-à-dire uniquement à l’ouverture du robinet mais plus après écoulement – proviennent d’une récente modification naturelle de la composition chimique de l’eau.
L’eau n’est pas polluée mais sa modification et sa stagnation prolongée provoquent une corrosion accélérée qui se manifeste par une dissolution de certains métaux présents dans les pièces constitutives des réseaux.
De nombreuses actions ont été mises en œuvre depuis l’arrêté du 12 août 2021 parmi lesquelles un traitement de l’eau à la ressource, des investigations sur le réseau (canalisations et branchements) ou encore la mise en place de purges.
La dernière campagne d’analyses du 16 août 2021 confirme l’amélioration de la situation sur l’ensemble de ces trois communes et l’efficacité du traitement mis en place. De nouveaux prélèvements sont en cours pour en acquérir la certitude et lever au plus tôt la mesure de précaution prise par la Préfecture.
Le réseau reste sous surveillance accrue, et la recommandation du 12 août reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre : laisser couler l’eau pendant deux minutes avant de la boire, de se brosser les dents ou de l’utiliser pour la préparation des aliments.
Sous ces réserves, l’eau distribuée reste donc potable et peut être utilisée sans contrainte pour tous les usages. En cas d’ouverture répétée du robinet (bars, restaurants,…) il n’est pas nécessaire de répéter cette opération.
Malgré les différentes campagnes d’éradication du plomb dans les réseaux de distribution menées ces dernières années, il subsiste encore quelques éléments isolés et difficilement repérables. Les équipes de la CASA, de VEOLIA et de l’ARS restent pleinement mobilisées.
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) n’est pas qu’une carte, mais réellement un plan qui sert à projeter la ville de demain… Faudrait-il d’ailleurs le renommer Projet Local d’Urbanisme afin que tout le monde comprenne bien l’enjeu ?
Focus sur ce qu’est la trame verte et bleue, et un exemple concret de son intérêt, ou pas…
En France, la trame verte et bleue désigne officiellement depuis 2007 un des grands projets nationaux français issus du Grenelle de l’Environnement. Elle est constituée de l’ensemble du maillage des corridors biologiques (ou corridors écologiques, existants ou à restaurer), des « réservoirs de biodiversité » et des zones‐tampon ou annexes (« espaces naturels relais »). Elle vise à enrayer la perte de biodiversité (extraordinaire et ordinaire) alors que le paysage est de plus en plus fragmenté. C’est aussi la déclinaison nationale du réseau écologique paneuropéen. Elle vise à permettre et faciliter les échanges génétiques nécessaires à la survie des espèces sauvages, ainsi que retrouver le « bon état écologique » ou le « bon potentiel » des eaux de surface. Code de l’Urbanisme – Articles L.113 -29 et L.113-30 Code de l’Environnement – Article R.371-21
Cette définition étant donnée, prenons l’exemple du parc de l’Estagnol autour duquel quelques constructions sortent ou tentent de sortir de terre…
Sur le plan officiel ci-contre on note que la trame s’étend à l’est du parc. On peut donc imaginer qu’il est particulièrement risqué pour les propriétaires des terrains concernés d’entreprendre des travaux dans la zone. Et qu’a fortiori la municipalité veille…
La trame verte et bleue sur le parc de l’Estagnol
En images pourtant, la transformation hallucinante de cet espace. Le terrain a d’abord été clôturé, rompant ainsi la continuité écologique. Puis le vallon, zone humide (faut-il rappeler que l’Estagnol tient son nom de l’étang qui était à cet endroit il y a encore 70 ans) a été creusé, pour être ensuite remblayé, au point de se transformer en colline (une explication ? Impossible à obtenir). En tout cas, ces terrassements qui semblent servir la réalisation du permis de construire sur l’autre partie du terrain, détruisent ce que le PLU de 2019 avait voulu préserver. D’où le titre de l’article…
En 2019, c’était un vallon
Un vallon élargi en Mars 2021
Pour devenir finalement une colline en Juillet 2021
Enfin, une magnifique vue de dessus du chantier qui déborde donc allègrement, sans contrainte, sur la trame verte et bleue.
La commune passe des conventions avec 2 associations pour la création de 2 jardins potagers collectifs au 44 chemin de la Colle à Juan et au 8 Avenue Courbe à Antibes.
La société Bik’Air obtient le droit d’exploiter un service de 500 vélos à assistance électrique. L’exploitant devra une redevance annuelle de 5 euros/vélo à la commune. La commune acquiert un terrain au 68 Av Philippe Rochat (là où la route se dédouble). Pour quel projet ?…
Dans le cadre de la crise sanitaire, les artistes des casemates du boulevard d’Aguillon bénéficient d’une exonération de redevance de 3 mois supplémentaires.
« Discussions » du conseil municipal
L’attribution de 4 délégations d’activités nautiques sur les plages n’a trouvé que 2 preneurs sur les plages de Juan Les Pins. Les 2 lots au Ponteil n’ont pu être attribués du fait d’erreurs des candidats. Pour rappel les plages appartiennent à l’état, la commune en est concessionnaire. A l’exception des plages entre le Fort Carré et Villeneuve Loubet dont les concessions n’ont pas été reconduites.
La commune entend créer des sentiers pédestres balisés. L’un irait du Fort Carré à la Salis. Le second autour du Cap d’Antibes. Il est dommage que les cartes ne soient pas fournies dans le rapport. En tout cas cela fait légèrement écho au « pourquoi cette rue du cap n’est plus accessible en voiture« .
La commune acquiert l’un des 2 parkings de la Siesta pour en faire un parking. Gageons que cela pourrait inciter à éviter de se garer sur la plage. Ce qui éviterait aussi les altercations régulières entre automobilistes, piétons et cyclistes.
La fronde des riverains de Rabiac Estagnol amène la municipalité à réfléchir à nouveau au projet que le bailleur social Erilia prépare sur les serres abandonnées. Elle acquiert un terrain pour y faire un parking.
D’ailleus, Erilia acquiert un terrain en vue de logements sociaux dans le secteur Anthea Jules Grec.
Chacun dans leur coin, à se demander que faire de l’information selon laquelle un projet immobilier était de nouveau à l’étude sur le terrain des serres abandonnées, les riverains du chemin de Rabiac Estagnol allaient passer à coté de l’occasion de contester, mais surtout de demander à donner leur avis sur le projet.
5 niveaux au dessus, 3 niveaux sous terre, 190 logements Les uns redoutaient que leur vue relativement dégagée ne soit définitivement gâchée, d’autres pensaient au stationnement et à la circulation que les centaines de nouveaux véhicules allaient rendre plus difficiles encore, ou d’autres encore se demandaient comment les écoles allaient bien pouvoir accueillir les nouveaux enfants…
Crédit Collectif Estagnol
Une débauche d’énergie et seulement quelques euros, leur ont valu un premier article élogieux dans Nice Matin le 15 Avril. Mais les mobilisations et communications régulières ont sans permis de faire (ré)fléchir la mairie, BNP et ERILIA.
La mairie a rejeté le projet. Mais les échanges en conseil municipal du 8 juillet ne présagent d’aucune volonté de concertation pour le moment, et orientent les modifications vers la simple résolution des difficultés de stationnement.
Les riverains quant à eux montrent leur détermination à être acteurs de leur quartier, en allant même jusqu’à présenter des options d’aménagements pour ce terrain qui jouxtent le Parc de l’Estagnol.
Visitez le site web du Collectif Estagnol pour prendre exemple 😉 Affaire à suivre !
Parce que les plages d’Antibes Juan-Les-Pins seront bondées cet été, et qu’il les virus ne sont pas seuls à occasionner des troubles sanitaires, il est utile de se poser la question de la qualité des eaux de baignade. Elle ne se juge ni à la transparence de l’eau ni à l’odeur…
En 2016, sur le chemin des plateaux fleuris, les riverains ont pris le parti de ré-étudier eux-mêmes le permis de construire délivré par la mairie pour un projet immobilier de Kaufman & Broad. 5 ans plus tard, l’immeuble est là, chantier stoppé. C’est tout de même incroyable de se dire qu’il a fallu en arriver à des décisions du Conseil d’Etat pour faire valoir des défauts que les riverains avaient relevés.
Crédit Antibeton
Car finalement, ni la commune ni le promoteur lui-même, n’avait sans doute trouvé les remarques pertinentes. Ce n’est qu’avec patience, persévérance, temps investi et des milliers d’euros que les riverains sont arrivés à faire reconnaître les erreurs commises par le promoteur et ceux qui, bien sûr, avaient validé tout cela…
Elément essentiel relevé par les riverains : les véhicules de défense contre les incendies ne peuvent pas accéder à l’immeuble. Alors comment les pompiers qui ont participé à l’instruction du permis de construire ont-ils pu louper ça, le public ne le sait pas. Article de Nice-Matin du 20 Janvier 2020
Des affirmations trop souvent peu justifiées. C’est pourquoi l’idée de localiser les plus de 4500 logements sociaux référencés au 1er Janvier 2020 dans les registres est apparue plus que nécessaire !
Un résultat que vous retrouvez sur la carte dynamique ci-dessous.
On y découvre, en premier lieu, que les logements sociaux sont bien « implantés » dans le quartier de l’Estagnol. Il fallait le dire.
Ensuite la mixité sociale peut s’implanter, mettre enfin un pied, dans certaines zones.
La commune attribue 4 emplacements de commerces alimentaires sur les promenades du soleil et Pierre Merli. Les procédures de candidatures irrégulières ont toutefois donné lieu à des attributions à l’amiable… pour une durée de 7 ans.
La commune renouvelle son adhésion à l’association des villes pour la propreté urbaine… qui donne d’ailleurs 4 étoiles à Antibes Juan Les Pins. Ah…
La commune dépose un permis de construire pour une capitainerie provisoire sur les quais du Port Vauban, et destinée au personnel municipal dédié aux ports, pour 224 000 euros ! On s’étonne de travaux sur une zone en DSP.
« Discussions » du conseil municipal (entre autres)
La commune met à disposition de la CASA 2 directions générales adjointes, à la vie sociale et culturelle et l’aménagement et développement durable ».
La commune décide de contracter une avenant sur la ZAC Marenda Lacan afin de modifier les modalités de participation financière de la commune par rapport à ce qui était prévu en Octobre 2015… Pourquoi ? 18 millions d’euros à verser sur 2021 et 2022.
La commune acquiert divers terrains sur les chemin du Puy, chemin des brusquets, chemin des plateaux fleuris pour des élargissements de voies.
La commune s’inscrit dans le dispositif Feader dont l’objectif est de préserver le foncier agricole et remettre en état les friches.
Notamment eu égard à la gestion des zones de mouillage de plaisance, la commune veut s’inscrire dans le projet de définition d’un schéma territorial de restauration écologique, outil de l’Agence de l’Eau. Une manière d’obtenir le financement des équipements.
Les mises à disposition de locaux communaux au bénéfices de diverses associations sont renouvelées.
La revalorisation des droits de voiries, décidée en Janvier est annulée, pour soutenir le secteur économique.
« Discussions » du conseil municipal (entre autres)
La présentation des comptes 2020 fait ressortir 22 millions d’euros d’excédent sur les 185 millions d’euros de dépenses de fonctionnement de la ville. Cet excédent provient en partie de 40 millions d’euros perçus dans le cadre de la cession à Erilia de la société d’économie mixte Sophia Antipolis Habitat, dont Antibes détenait 55% du capital. Sans oublier ni les dotations de la CASA en rétribution de certains transferts de compétences, ni les délégations de service public dont celle des Port Vauban et Gallice.
Il est recommandé de lire la note synthétique dans le cadre du « débat » sur les budgets 2021. Elle est tout à fait explicite.
Alors que le Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été approuvé en Mars 2019, une première modification substantielle est déjà en cours. La présentation générale (3 pages à lire) de cette modification veut faire apparaître une réaffirmation du « verdissement » déjà entamé il y plusieurs années. Passons… La modification fera l’objet d’une enquête publique, donnant ainsi à chacun l’occasion de s’exprimer.